Les propositions écologistes et les conditions du crédit
L1.C06 · Monnaie, finance et limites planétaires · statut : verifie · autorité : canonique · révision de fond : 2026-09-21 · 9 source(s), toutes ouvertes
empreintes enregistrées — éditoriale a9c92643f477d232, métadonnées 36d6c424790208fd
Ce chapitre soutient que les trois grandes familles de propositions écologistes rencontrent une même limite, et que cette limite tient aux conditions auxquelles le crédit est accordé plutôt qu'à un défaut de volonté ou d'information.
Il examine ensuite pourquoi cette question occupe une place réduite dans le débat écologique. Il ne décrit pas le mécanisme de création monétaire, qui fait l'objet du chapitre suivant.
1. Un écart entre l'engagement et le résultat
état L'Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015, fixe pour objectif de contenir le réchauffement nettement en dessous de 2 °C et de poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C. [S2] La formulation courante qui réduit l'accord au seul objectif de 1,5 °C ne correspond pas à son texte.
état Entre 2015 et 2024, les émissions mondiales de CO2 d'origine fossile sont passées de 35,4 à 38,6 gigatonnes, soit une hausse de 9 %. [S1] Elles n'ont donc pas décru sur la période qui a suivi l'accord. Le total tous gaz suit la même pente : 48,5 gigatonnes d'équivalent CO2 en 2015, 53,2 en 2024, soit une hausse de 9,8 % [S9]. Le périmètre se lit avec le chiffre : CO2 fossile, méthane, protoxyde d'azote et gaz fluorés, agrégés au pouvoir de réchauffement à cent ans du cinquième rapport du GIEC, et hors usage des terres, que la base traite dans des feuilles séparées.
état Sur la même période, les soixante-cinq plus grandes banques mondiales ont engagé 8 700 milliards de dollars de prêts et de placements d'émissions au bénéfice d'entreprises des énergies fossiles, dont 906 milliards pour la seule année 2025. [S5] Le périmètre se lit avec le chiffre : soixante-cinq établissements et non l'ensemble du secteur bancaire, deux formes de financement — le prêt et le placement de titres — et non la participation au capital. L1.C11 tire de cette série ce qu'elle établit et ce qu'elle n'établit pas.
hypothèse L'écart entre l'engagement et le résultat n'appelle pas nécessairement l'hypothèse d'un défaut de sincérité ou de compétence des négociateurs. Il est compatible avec l'hypothèse d'une contrainte que la négociation ne portait pas : celle des conditions auxquelles les projets sont financés.
2. Trois familles de propositions, une même limite
hypothèse Ce chapitre répartit les propositions issues du champ écologiste en trois grandes familles. C'est une partition qu'il propose, et non un recensement : aucune source ne l'établit ici, ni n'en garantit l'exhaustivité.
état Les propositions techniques — énergies renouvelables, rénovation, mobilités, agriculture, recyclage — supposent un financement initial. La question de son origine est le plus souvent renvoyée à la volonté politique, c'est-à-dire à l'arbitrage budgétaire que le chapitre premier (L1.C01) examine.
état Les propositions réglementaires — tarification du carbone, normes, interdictions — augmentent le coût des productions les plus dommageables sans modifier les conditions d'accès au crédit des autres. Elles agissent sur le prix relatif, non sur l'allocation du financement. L1.C16 § 7 a confronté sur les textes la taxonomie, la SFDR, la CSRD et les orientations de l'Autorité bancaire européenne, et L1.C11 § 4 la taxonomie : ces textes classent, font publier ou traitent l'écologique comme un facteur de risque, sans conditionner l'octroi d'un crédit à un résultat.
état Les propositions comportementales — sobriété de consommation, choix alimentaires, modes de transport — supposent que des décisions individuelles compensent une structure d'incitations qui les contredit. Le chapitre deux (L1.C02) a examiné pourquoi cette compensation est coûteuse pour ceux qui la pratiquent.
hypothèse Ces trois familles ont en commun de porter sur les usages et non sur les conditions d'émission. Si l'hypothèse du corpus est exacte, elles ne peuvent modifier l'orientation d'ensemble, quelle que soit leur pertinence prise une à une. C'est une hypothèse, non un constat : elle suppose établi que l'allocation du crédit détermine ce qui existe ; le chapitre suivant établit le mécanisme bancaire de sélection ; l'effet agrégé de cette sélection sur les activités effectivement réalisées reste une hypothèse à instruire avec d'autres sources.
3. Le mécanisme, énoncé sans être démontré
état De nombreux projets productifs nécessitent de mobiliser des ressources monétaires avant de produire leurs premiers revenus. Une partie de ce financement prend la forme de crédits bancaires. Leur octroi dépend notamment de la perspective de remboursement, des garanties éventuelles, des risques et de la rentabilité attendue pour la banque. L1.C07 établit ce mécanisme de sélection. Il n'établit ni que tout projet productif est financé par crédit bancaire, ni que l'allocation bancaire détermine seule la structure productive.
hypothèse Il en découlerait que le critère de rentabilité anticipée agit comme un filtre : les activités qui promettent un retour financier à l'horizon d'évaluation trouvent un financement, les autres non. Cette proposition est celle qui porte le livre, et elle n'est pas démontrée ici.
état L'asymétrie qui en résulterait a été caractérisée au premier chapitre : une activité dont le produit principal est la régénération d'un milieu ne dispose pas d'une recette attachée à ce produit. La restauration d'un sol, la préservation d'un massif, le soin aux personnes ne produisent pas de flux de trésorerie proportionné à leur utilité. Le corpus désigne ce cas sous le nom d'essentiel insolvable, et L1.C15 lui est consacré.
4. Pourquoi la question est peu posée dans le champ écologiste
état Ce chapitre avance que la question monétaire occupe une place réduite dans la littérature écologiste. Cette affirmation est celle qui demande le plus de prudence, et elle n'est pas établie en l'état.
état Des contre-exemples existent et sont importants. L'économie écologique a produit des travaux explicitement consacrés à la monnaie ; Herman Daly, l'un de ses fondateurs, défend une réforme du système bancaire dans le cadre de l'économie stationnaire — la réserve intégrale sur les dépôts à vue, sous laquelle « Banks cannot create money » [S3] ; Richard Douthwaite a publié en 1999 un ouvrage dont l'objet est l'écologie de la monnaie [S6] — son titre et son sommaire l'établissent, l'ouvrage n'ayant pas été lu en entier ; la tradition des monnaies complémentaires, issue des travaux de Gesell, est ancienne et documentée [S7]. Nicholas Georgescu-Roegen lui-même, dont ce livre se réclame, appartient à ce champ [S8].
norme Ce livre ne suit pas la solution que Daly propose, et il vaut mieux le dire ici que le laisser deviner. La réserve intégrale sur les dépôts à vue appartient à la famille du cent pour cent monnaie, que Frank Knight, Irving Fisher et Frederick Soddy défendaient dans les années 1920 et dont Daly se réclame explicitement ; elle confie à l'État le contrôle de la quantité de monnaie, son auteur écrivant que le multiplicateur de dépôt vaudrait l'unité et que le Trésor émettrait ce que le public veut bien détenir [S3]. Ce livre tient la monnaie pour endogène, au sens établi en L1.C08 § 1 : sa quantité naît des décisions de crédit des banques en réponse à la demande de financement, et la banque centrale en fixe le prix et non le volume. Le désaccord porte donc sur le régime d'émission, non sur le diagnostic, que ce livre partage.
état La thèse doit donc être restreinte pour être défendable : elle porterait sur la place de la question monétaire dans le discours écologiste dominant et dans les propositions portées par les organisations, non sur son absence de la littérature. Cette version restreinte demande à être établie par un examen de corpus, qui n'est pas conduit ici.
hypothèse Trois explications de cette place réduite peuvent être avancées, sans qu'aucune soit vérifiée. La première tient à la réputation technique de la matière, qui décourage l'appropriation. La deuxième tient à la segmentation des champs d'expertise, qui rend peu visibles les questions transversales. La troisième tient à ce qu'un mécanisme peu discuté est arbitré par un cercle restreint — effet, et non intention : rien ici n'établit qu'un acteur entretienne délibérément cette situation, et l'argument n'en a pas besoin. L1.C05 § 5 pose la même distinction.
5. Deux déplacements proposés
norme Le premier déplacement consiste à poser systématiquement, pour toute proposition écologique, la question du financement : par qui, avec quelle monnaie, créée selon quelles règles. Une proposition dont la réponse renvoie à un arbitrage budgétaire non identifié n'est pas encore une proposition complète.
norme Le second consiste à examiner les conditions d'émission plutôt que les seuls effets. Les combats portant sur les émissions, les déchets ou la déforestation restent nécessaires ; l'hypothèse du corpus est qu'ils ne suffisent pas tant que les conditions de financement demeurent inchangées.
état Des travaux allant dans ce sens existent. Pour les banques centrales, le fait est attesté : le 8 juillet 2021, le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a arrêté un plan d'action assorti d'une feuille de route pour intégrer le changement climatique à son cadre de politique monétaire, à la suite de sa revue stratégique de 2020-2021 [S4]. Ce plan porte sur la publication d'informations, l'évaluation des risques, le collatéral et les achats d'actifs du secteur des entreprises ; il ne porte aucun volume de financement et ne réoriente pas le crédit bancaire. L'économie hétérodoxe et les organisations de plaidoyer en produisent également ; le corpus ne les documente pas ici.
6. Ce que le chapitre établit
état Ce qui est établi. Les émissions mondiales de CO2 fossile ont augmenté de 9 % entre 2015 et 2024, et le total tous gaz hors usage des terres de 9,8 % sur la même période. L'objectif de l'Accord de Paris porte sur un réchauffement nettement inférieur à 2 °C, avec poursuite des efforts vers 1,5 °C.
hypothèse Ce qui est proposé. Que les trois familles de propositions écologistes portent sur les usages et non sur les conditions d'émission de la monnaie, et qu'elles rencontrent de ce fait une limite commune.
état Ce que le chapitre n'établit pas. Que la question monétaire soit absente de la pensée écologiste. Le chapitre ne le soutient pas : il porte sur la PLACE RÉDUITE de la question, et le § 2 nomme les travaux qui l'ont posée — l'économie stationnaire, la tradition des monnaies complémentaires, l'économie écologique. Ni le mécanisme de création monétaire lui-même, qui est ici énoncé et non démontré.
norme Ce qui s'en déduit est une question à poser avant les autres, et non un dossier supplémentaire : de quoi la monnaie naît-elle, et qui en décide ?
Le chapitre suivant expose ce mécanisme.
Sources primaires
Chaque source porte l'édition sur laquelle elle a été lue et la date de sa vérification. Une source « ouverte » a été lue dans son texte, pas dans un résumé.
- [S1] Friedlingstein et al., Global Carbon Budget 2025, Earth Syst. Sci. Data 18, 3211-3288, 2026 — série fossil.emissions.excluding.carbonation : 9,6625 GtC en 2015, 10,5345 GtC en 2024 OUVERT PAR VERSEMENT depuis L1.C03 [S2], ouvert le 2026-09-14 sur le tableur des séries du Global Carbon Budget 2025 fourni par l'auteur (2026-09-14/c03/gcb-2025-serie.xlsx, SHA-256 A928CF06C57576B66761D1FEC8224C9A41A781EB63442AFC03BA902858DD64A9). Relecture pour ce chapitre le 2026-09-15, feuille « Global Carbon Budget », colonne des émissions fossiles hors carbonatation du ciment : 9.6625 GtC en 2015, 10.5345 GtC en 2024, soit 35.4 et 38.6 GtCO2 au facteur 3,664, hausse de 9.0 %. Les valeurs de l'entrée et du § 1 sont exactes. source en ligne
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-15 - [S2] Accord de Paris, article 2.1.a, adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21 OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-15. Exemplaire c06/S2-decision-1-cp21-fr.pdf, 40 pages, SHA-256 E0577AA0BF1DB84101451580B22B17DF95CE460F67C7C041EB0C0244656C36E7. Édition : Nations unies, FCCC/CP/2015/10/Add.1, Rapport de la Conférence des Parties sur sa vingt et unième session (Paris, 30 novembre-13 décembre 2015), décision 1/CP.21 et Accord de Paris en annexe, version française du 29 janvier 2016 (40 pages). L'article 2, § 1, a), est lu à la page 24 de l'annexe : « contenant l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l'action menée pour limiter l'élévation de la température à 1,5 °C » ; la décision 1/CP.21 porte l'adoption le 12 décembre 2015. Passages lus sur le texte : « nettement en dessous de 2 » (page PDF 2) ; « 1,5 » (page PDF 2) ; « Adoption de l » (page PDF 1). LA DATE D'ADOPTION EST VÉRIFIÉE AU MOT le 2026-09-15, et elle se lit EN TOUTES LETTRES : « FAIT à Paris le douze décembre deux mille quinze » (page PDF 40), clause d'attestation du traité, dernière page de l'annexe. La forme en chiffres « 12 décembre 2015 » est ABSENTE du document — une recherche qui la cherche ainsi ne trouve rien, et le corps du rapport ne date que la session, tenue du 30 novembre au 13 décembre 2015. Le chapitre peut donc écrire la date, et c'est bien ce document qui la porte.
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-15 - [S3] H. E. Daly, « Nationalize Money, Not Banks », Center for the Advancement of the Steady State Economy, 4 février 2013 — la réserve intégrale sur les dépôts à vue et la réforme bancaire dans le cadre de l'économie stationnaire. CE QUE LES PASSAGES RELEVÉS NE PORTENT PAS, constaté le 2026-09-21 sur l'audit ciblé de Codex : la formule « la monnaie comme service public », que cette entrée avançait dans sa prose sans l'avoir relevée au texte. Elle est retirée ici et du corps ; ce qui reste est ce que les quatre passages lus établissent. ENTRÉE CRÉÉE le 2026-09-15 sous le mandat général de l'auteur (« applique toutes les décisions possibles ») — BRANCHE HORS LETTRE, À CONFIRMER : D21 dit A si Steady-State Economics (1977) est fourni ou ouvert, D sinon ; l'ouvrage n'a pas été obtenu, et la lettre de la décision est donc D, l'énoncé restant rapporté sans appui. Ce qui est fait ici est une troisième branche, la substitution d'un autre texte du même auteur portant le même énoncé, sur le modèle de D34 : elle est annoncée à l'auteur dans la liste des sources et se défait en retirant cette entrée et l'appel du § 4. Motif : l'énoncé du § 4 était rapporté sans appui ouvert, et l'ouvrage de 1977 que la décision envisageait est introuvable en numérique légitime ; cet article du même auteur, servi librement, le porte. OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-15 (https://steadystate.org/nationalize-money-not-banks/), copie servie versée au dossier (2026-09-15/c13/candidats/daly-nationalize-money-steadystate.html, 26311 caractères, SHA-256 23411EC5A75964284D9BC2D2DE3CE10E378D2FE2E7C6FC99ECA5A6D33816B88C). Passages lus : « Nationalize Money, Not Banks » ; « by Herman Daly » ; « regulated as commercial banks subject to 100% reserve requirements for demand deposits » ; « Banks cannot create money under 100% reserves ». La même entrée ouvre S7 de L1.C13. source en ligne
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-15 - [S4] Banque centrale européenne, communiqué de presse du 8 juillet 2021, « ECB presents action plan to include climate change considerations in its monetary policy strategy » — le conseil des gouverneurs arrête un plan d'action assorti d'une feuille de route, à la suite de la revue stratégique de 2020-2021. ENTRÉE CRÉÉE le 2026-09-15 par application de D24, dans la lettre de l'auteur : A SUR LE PLAN CLIMATIQUE DE LA BCE SEUL. Escaping Growth Dependency de Positive Money (2018) et le premier rapport complet du NGFS (avril 2019), que la proposition joignait et qui sont acquis, sont écartés par cette lettre et ne sont pas sources ici. Aucun matricule n'est réattribué, le numéro suit le dernier existant. OUVERTE PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-15 sur la page servie par la Banque (2026-09-15/c06/candidats/D24-ecb-2021-07-08-climate-action-plan.html, 20579 caractères de texte extrait, SHA-256 1A3E90A704686B8505CD05BE26469A0DF8828CAA8777EB06A07C5F7323E33045). Passages lus : « ECB presents action plan to include climate change considerations in its monetary policy strategy » ; « 8 July 2021 » ; « The Governing Council of the European Central Bank (ECB) has decided on a comprehensive action plan, with an ambitious roadmap » ; « The decision follows the conclusion of the strategy review of 2020-21 » ; « to including climate change considerations in monetary policy operations in the areas of disclosure, risk assessment, collateral framework and corporate sector asset purchases ». CE QUE CETTE SOURCE NE PORTE PAS : aucun volume de financement, aucune réorientation du crédit bancaire. Elle atteste qu'une banque centrale a inscrit le climat à son cadre de politique monétaire, et rien de plus. La même décision est ouverte pour L1.C12 S4, où elle est réunie à deux communiqués de 2022 ; ici elle est seule. source en ligne
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-15 - [S5] Rainforest Action Network, BankTrack, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Reclaim Finance, Sierra Club, Urgewald, Banking on Climate Chaos: Fossil Fuel Finance Report 2026, 72 p. — financements bancaires aux entreprises des énergies fossiles depuis 2016. ENTRÉE CRÉÉE le 2026-09-15 par application de D25, sur décision de l'auteur : verser le chiffre avec son périmètre plutôt que garder l'abstention. Aucun matricule n'est réattribué, le numéro suit le dernier existant. OUVERTE le 2026-09-15 sur l'exemplaire du dossier, lu ici (2026-09-14/c11/bocc-2026.pdf, 72 pages, SHA-256 A4DD492BA928F0C8BAB861753BC03A3864FAF394BBABF3080907021A65B9BF4F). Passages lus : « Since 2016, the world's largest banks have committed $8.7 trillion in lending and underwriting to fossil companies » (page PDF 8) ; « In the decade since the Paris agreement went into effect, top banks financed $8.7 trillion in oil, gas, and coal operations » (page PDF 15) ; « 906 billion » (page PDF 4) ; « 65 banks » (page PDF 4). COMPARAISON DEMANDÉE PAR L'AUTEUR, faite le 2026-09-15 : le communiqué des sept organisations coéditrices donne le même total de 8 700 milliards depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Paris, pour 65 banques et 906 milliards en 2025 ; l'édition précédente du même rapport, celle de 2025, donnait 7 900 milliards depuis 2016, écart qui correspond à l'ajout d'une année. Aucune source concurrente n'avance un ordre de grandeur différent sur ce périmètre. CE QUE CETTE SOURCE NE PORTE PAS : ni les participations au capital, ni les financements par des établissements hors des soixante-cinq retenus. La même source est ouverte en L1.C11 sous S1. source en ligne
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-15 - [S6] R. Douthwaite, The Ecology of Money, Green Books pour la Schumacher Society, 1999 — édition en ligne intégrale servie par la fondation Feasta, préface de Bernard Lietaer, quatre chapitres et six encadrés. ENTRÉE CRÉÉE le 2026-09-16 par application de D22, sur décision explicite de l'auteur du même jour. Aucun matricule n'est réattribué, le numéro suit le dernier existant. OUVERTE PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-16 : sommaire 2026-09-16/c06/candidats/D22-douthwaite-1999-ecology-of-money-feasta.html (SHA-256 AFAE992CA07892F6D8A267469F9D085676C9A62C8ADD8A57E93C5B321DD3B639) ; chapitre 1, « Commercially-Produced Money », 2026-09-16/c06/candidats/D22-douthwaite-1999-ecology-of-money-feasta-chapter1.html (SHA-256 96C61C9FE5BC9228F764D73B0E402A67C746069099DD94481D44202EEC41D906), 31 000 caractères de texte. Passages lus : le sommaire (« Foreword by Bernard Lietaer », « Chapter 1: Commercially-produced Money », « Chapter 2: People-produced Money », « Chapter 3: Government-produced Money ») et l'ouverture du chapitre 1 : « the answer to the first question Who creates it? is not the government, or the country's central bank, but the commercial banks ». Le corps n'affirme que l'existence et l'objet de l'ouvrage, que ces pages établissent. source en ligne
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-16 - [S7] S. Gesell, Die natürliche Wirtschaftsordnung durch Freiland und Freigeld, 1916 — l'origine de la tradition des monnaies complémentaires à monnaie fondante. ENTRÉE CRÉÉE le 2026-09-16 par application de D23, sur décision explicite de l'auteur du même jour. Aucun matricule n'est réattribué, le numéro suit le dernier existant. OUVERTE PAR VERSEMENT depuis L1.C10 [S11], ouverte le 2026-09-15 sur le texte allemand (volume XI des Gesammelte Werke). Lecture complémentaire ce jour sur la traduction anglaise The Natural Economic Order (trad. P. Pye), exemplaire 2026-09-10/audit-C08/Gesell-NaturalEconomicOrder.pdf (207 pages, SHA-256 8F83EF1DE716A9BBC3F05B056AC1642108395A032F628764FC8825F5C2CA76C9) : « the two fundamental reforms here described: Free-Land and Free-Money » (page PDF 2), « Free-Money » 202 occurrences. Le corps n'affirme que la filiation de la tradition, que le titre et l'objet de l'ouvrage établissent.
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-16 - [S8] N. Georgescu-Roegen, The Entropy Law and the Economic Process, Harvard University Press, 1971 — l'appartenance de l'auteur au champ de l'économie écologique. ENTRÉE CRÉÉE le 2026-09-16 par application de D23, sur décision explicite de l'auteur du même jour. Aucun matricule n'est réattribué, le numéro suit le dernier existant. OUVERTE PAR VERSEMENT depuis L1.C03 [S2], ouverte le 2026-09-14 sur l'exemplaire fourni par l'auteur. Le corps n'affirme que l'appartenance de Georgescu-Roegen à ce champ, que L1.C03 instruit sur le texte. EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-14/c03/georgescu-entropy-law-1971.pdf, 467 pages, SHA-256 D6DAFF585087F1C7E879D0E6B6270F01BD4326A212A77B72D9BFD1E8598760BD. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait.
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-16 - [S9] M. Crippa, D. Guizzardi, F. Pagani et al., « GHG emissions of all world countries — JRC/IEA 2025 Report », Commission européenne, Centre commun de recherche, base EDGAR, Luxembourg, 2025 — série annuelle 1970-2024 des émissions mondiales de gaz à effet de serre. OUVERTE PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-21 sur le site d'EDGAR, sur décision de l'auteur du même jour. Exemplaire 2026-09-21/c06/EDGAR_2025_GHG_booklet_2025.xlsx, classeur de huit feuilles, 4 608 243 octets, SHA-256 8BD6B8A405B9C40548D8DF11D06AAED8838D31ACCE1D4DEE1CB858D7EADE3597 ; le rapport qui l'accompagne est versé au même dossier sous GHG_emissions_all_world_countries_2025report.pdf, 6 707 639 octets, SHA-256 7FE3123717AA552C490CCF5559611EE10AAA5FF78B72C6514D626608673B1FF6, et n'est pas lu. PASSAGES LUS SUR LE CLASSEUR : feuille « GHG_totals_by_country », ligne « GLOBAL TOTAL », colonnes 2015 et 2024 — 48 451,42 et 53 206,40, d'où la hausse de 9,8 % que le § 1 porte ; feuille « info » pour le périmètre, au mot — « GHG emissions include CO2 (fossil only), CH4, N2O and F-gases. They are aggregated using Global Warming Potential values from IPCC AR5 (GWP-100 AR5) » et « values in GHG_totals_by_country sheet are expressed in Mt CO2eq/yr ». L'UTCATF est hors de cette feuille : le classeur le traite dans deux feuilles séparées, « LULUCF_macroregions » et « LULUCF_countries ». RECOUPEMENT AVEC UNE PIÈCE DÉJÀ OUVERTE AILLEURS DANS LE CORPUS, et il concorde : le rapport du PNUE de 2025 (L1.C14 [S7]) donne 57,7 GtCO2e pour 2024 UTCATF COMPRIS et nomme sous sa figure 2.1 « Crippa et al. (2025) for non-LULUCF emissions, Friedlingstein et al. (2025) for LULUCF emissions » ; l'écart avec les 53,2 d'EDGAR est de 4,5 GtCO2e, soit l'ordre de grandeur de l'UTCATF mondial. CE QUE LA PIÈCE DIT CONTRE L'USAGE QUI EN EST FAIT : rien. Elle ne porte en revanche AUCUNE VALEUR UTCATF dans la feuille employée, et le corps ne lui en fait pas dire. source en ligne
état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-21