L1.C07 · Monnaie, finance et limites planétaires · statut : verifie · autorité : canonique · révision de fond : 2026-09-11 · 5 source(s), toutes ouvertes
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Ce chapitre établit comment la monnaie de dépôt est créée et détruite, et ce dont cette création ne dispense pas la banque qui la fait. Il tient de deux sources de banque centrale, lues dans le texte, la Banque d'Angleterre pour le Royaume-Uni et la Bundesbank pour la zone euro, sept propositions distinctes : l'écriture de création du prêt et du dépôt (§ 1) ; le remboursement et la destruction monétaire (§ 2) ; les achats d'actifs créateurs de dépôts, par une banque commerciale et par une banque centrale (§ 3) ; la différence entre une banque prise seule et le système bancaire (§ 4) ; les réserves et le règlement interbancaire (§ 5) ; les contraintes effectives de l'octroi (§ 6) ; et la sélection économique que ces contraintes produisent (§ 7). Il ne traite ni de toutes les formes de monnaie ni de l'ensemble de l'activité des banques centrales, et sa portée est celle de ses sources : deux cadres institutionnels documentés, et les systèmes bancaires comparables. Deux jalons historiques, Withers en 1909 et Schumpeter en 1954, disent l'ancienneté de la description sans porter aucun résultat contemporain (§ 8). Le chapitre suivant, L1.C08, examine dans quelles conditions cette architecture contribue à une dépendance à la croissance.
état Lorsqu'une banque commerciale accorde un crédit, elle passe deux écritures en même temps : « Whenever a bank makes a loan, it simultaneously creates a matching deposit in the borrower's bank account, thereby creating new money » [S1]. À l'actif, une créance sur l'emprunteur ; au passif, un dépôt au nom du même client. Le dépôt est une dette de la banque envers son client. Dans l'écriture décrite ici, il est crédité sur le compte de l'emprunteur et devient utilisable pour ses paiements. La créance est une dette de l'emprunteur envers la banque. Les deux naissent ensemble, et c'est en cela que prêter crée un dépôt : « the act of lending creates deposits — the reverse of the sequence typically described in textbooks » [S1]. La Bundesbank décrit la même écriture pour la zone euro : « bank A grants its customer X a loan of €1,000. This amount is credited as a bank deposit and recorded on customer X's balance sheet as a claim on the bank; the obligation to repay the loan at a later date is posted as a matching liability of customer X to the bank » ; « a bank can grant loans without any prior inflows of customer deposits. In fact, book money is created as a result of an accounting entry » [S4].
état L'article de 2014 présente comme une idée reçue la représentation dans laquelle les banques prêtent des dépôts préalablement collectés et multiplient mécaniquement la monnaie centrale : « banks do not act simply as intermediaries, lending out deposits that savers place with them, and nor do they 'multiply up' central bank money to create new loans and deposits » [S1]. Le chapitre ne dit rien de la fréquence de cette représentation dans l'enseignement d'aujourd'hui : ses sources ne le permettent pas.
norme Au moment de l'inscription du crédit, la banque ne transfère pas à l'emprunteur le dépôt préexistant d'un épargnant. Elle inscrit simultanément une créance à son actif et un dépôt à son passif. Cette création comptable ne la dispense toutefois ni du règlement interbancaire, ni de ses besoins de liquidité, ni de ses contraintes de capital, de risque et de réglementation. Le corpus emploie l'expression « création ex nihilo » dans ce seul sens, l'absence de transfert monétaire préalable au moment de l'écriture ; elle ne signifie ni création sans contrepartie comptable, ni capacité illimitée de prêter.
Deux sens du mot « dette » doivent rester distincts dans toute la suite du corpus. Le dépôt est une dette de la banque envers son client. Seul le crédit crée simultanément une dette de l'emprunteur envers la banque. La formule « toute monnaie a pour contrepartie une dette privée » est abandonnée : le § 3 dit pourquoi.
état « Just as taking out a new loan creates money, the repayment of bank loans destroys money » [S1]. Le remboursement du principal d'un prêt bancaire au moyen d'un dépôt détruit la monnaie de dépôt correspondante. À l'échelle du système bancaire, le dépôt utilisé par l'emprunteur diminue et la créance correspondant au principal remboursé s'éteint. Si le dépôt et le prêt sont tenus par deux banques différentes, le règlement transfère également des réserves entre elles. La Bundesbank le dit pour la zone euro, en notant qui décide : « The decision to repay a loan prematurely and the resulting destruction of credit and money is likewise normally initiated by the borrower » [S4]. Le paiement des intérêts n'est pas un remboursement du principal ; ce qu'il fait aux flux de revenus est traité en L1.C08.
état Lorsqu'une banque revend un actif à un agent non bancaire, le paiement peut également détruire un dépôt : la source range la vente d'actifs existants parmi les opérations qui créent et détruisent la monnaie, symétriquement à leur achat, examiné au § 3 [S1].
hypothèse Les refinancements, les nouveaux crédits et les autres opérations simultanées déterminent l'évolution de la masse monétaire agrégée. La source le dit à sa manière : les ménages et les entreprises qui reçoivent la monnaie nouvelle « might respond by undertaking transactions that immediately destroy it, for example by repaying outstanding loans » [S1]. Le chapitre n'énonce donc aucune règle générale du type « les crédits créent la monnaie et leur dénouement la détruit » : la création et la destruction ont chacune plusieurs voies, et leur solde dépend des opérations en cours.
état Les prêts ne sont pas l'unique origine des dépôts. Lorsqu'une banque commerciale achète un actif à un agent non bancaire, elle crédite le vendeur : « When banks purchase government bonds from the non-bank private sector they credit the sellers with bank deposits » [S1] ; « the bank grants a loan, say, or purchases an asset and credits the corresponding amount to the non-bank's bank account in return. Banks are thus able to create book (giro) money » [S4]. Au bilan de la banque commerciale acheteuse, le dépôt créé est un passif envers le vendeur ; sa contrepartie à l'actif est l'actif acquis. Ce dépôt n'est donc pas dépourvu de contrepartie. Aucune nouvelle dette du vendeur envers la banque n'est créée, à la différence d'un crédit ; mais l'actif acquis peut être lui-même une créance préexistante, un titre de dette publique ou privée déjà émis, et la Bundesbank note que « Unlike the granting of loans, the transfer of these assets is final; the sellers, however, can withdraw the sight deposits created by the bank at any time » [S4].
état L'achat par une banque centrale auprès d'un agent non bancaire n'a pas la même écriture, parce que le vendeur n'a pas de compte à la banque centrale. Il passe par trois positions comptables. La banque centrale acquiert l'actif et crédite des réserves à la banque du vendeur ; cette banque crédite le dépôt du vendeur. La Banque d'Angleterre le décrit pour l'achat de titres publics à un fonds de pension : « the commercial bank with whom they hold a bank account is used as an intermediary. The pension fund's bank credits the pension fund's account with £1 billion of deposits in exchange for the government bonds » ; « The Bank of England finances its purchase by crediting reserves to the pension fund's bank — it gives the commercial bank an IOU » ; « The commercial bank's balance sheet expands: new deposit liabilities are matched with an asset in the form of new reserves » [S1]. La Bundesbank décrit la même opération pour l'Eurosystème : « If the seller does not have a bank account with the central bank, as is generally the case with non-banks, the seller has to settle the payment of the purchase price through the bank where it keeps an account. In this process, the central bank credits the bank with reserves equal to the purchase price » [S4]. L'actif acquis et le dépôt créé ne figurent donc pas au bilan de la même institution : l'actif est chez la banque centrale, les réserves à l'actif de la banque du vendeur, le dépôt à son passif.
C'est pourquoi la formule « toute monnaie a pour contrepartie une dette privée » est trop générale. Elle vaut pour la monnaie née du crédit, non pour celle née d'un achat d'actif, ni pour la monnaie centrale. L1.C08 en tire les conséquences pour la contrainte de croissance : la monnaie de crédit y est la forme dominante dans les cadres documentés ici, non la seule.
état « Figure 1 showed how, for the aggregate banking sector, loans are initially created with matching deposits. But that does not mean that any given individual bank can freely lend and create money without limit » [S1]. Une banque prise seule doit prêter avec profit dans un marché concurrentiel : « In order to make extra loans, an individual bank will typically have to lower its loan rates relative to its competitors to induce households and companies to borrow more. And once it has made the loan it may well 'lose' the deposits it has created to those competing banks » [S1]. Lorsque le dépôt créé est transféré vers une autre banque, la banque prêteuse doit régler le paiement en monnaie centrale et gérer les conséquences de cette sortie sur sa liquidité et son financement : « In the first instance, the buyer's bank settles with the seller's bank by transferring reserves » [S1] ; « bank A will usually need to have reserves with the central bank to settle the outflow of deposits, because a large proportion of cashless payments between banks are netted via the accounts they hold with the central bank » [S4]. La capacité du système bancaire à créer simultanément prêts et dépôts ne signifie donc pas qu'une banque individuelle soit libérée de ses contraintes de bilan et de règlement.
état Le transfert d'un dépôt vers une autre banque se règle en monnaie centrale, sur les comptes que les banques détiennent à la banque centrale. Les réserves « are sight deposits held at the central bank by the banking sector to fulfil the minimum reserve requirements, to settle payments », et servent aussi de réserve de liquidité ; « only banks can hold an account with a central bank » [S4]. Les banques les demandent « to meet withdrawals by the public, make payments to other banks, or meet regulatory liquidity requirements », et elles sont fournies, en temps normal, en échange d'autres actifs et selon le cadre opérationnel de la banque centrale : « And reserves are, in normal times, supplied 'on demand' by the Bank of England to commercial banks in exchange for other assets on their balance sheets » [S1] ; dans l'Eurosystème, une banque qui manque de réserves pour régler un paiement peut, sous conditions, « wait until the deposits have been moved and the resulting need for reserves becomes clear and only then procure the reserves it requires » [S4]. Les réserves ne sont pas un stock prêté préalablement aux clients : « Bank deposits are simply a record of how much the bank itself owes its customers. So they are a liability of the bank, not an asset that could be lent out. A related misconception is that banks can lend out their reserves. Reserves can only be lent between banks, since consumers do not have access to reserves accounts at the Bank of England » [S1]. Et leur quantité agrégée ne contraint pas directement le crédit : « In no way does the aggregate quantity of reserves directly constrain the amount of bank lending or deposit creation » [S1]. Le règlement interbancaire est ainsi une contrainte de liquidité pour chaque banque, non une limite mécanique pour le système ; son prix et ses conditions dépendent du cadre opérationnel de chaque banque centrale, que les deux sources décrivent pour leur propre système.
état « Although commercial banks create money through their lending behaviour, they cannot in practice do so without limit. In particular, the price of loans — that is, the interest rate (plus any fees) charged by banks — determines the amount that households and companies will want to borrow » [S1]. La source distingue trois ensembles de contraintes [S1]. Les banques elles-mêmes, d'abord : « Market forces constrain lending because individual banks have to be able to lend profitably in a competitive market » ; « Lending is also constrained because banks have to take steps to mitigate the risks associated with making additional loans » ; « Regulatory policy acts as a constraint on banks' activities in order to mitigate a build-up of risks that could pose a threat to the stability of the financial system » ; et le capital : « Banks manage their liabilities to ensure that they have at least some capital and longer-term debt liabilities to mitigate certain risks and meet regulatory requirements ». Les détenteurs de la monnaie, ensuite : « Money creation is also constrained by the behaviour of the money holders — households and businesses ». La politique monétaire, enfin : « The ultimate constraint on money creation is monetary policy ». La Bundesbank résume de même pour la zone euro : « a bank's ability to grant loans and create money has nothing to do with whether it already has excess reserves or deposits at its disposal. Instead, various economic and regulatory factors constrain the process of money creation. From the perspective of banks, the creation of money is limited by the need for individual banks to lend profitably and also by micro and macroprudential regulations. Non-banks' demand for credit and portfolio behaviour likewise act to curtail the creation of money » [S4]. Coût du crédit et demande solvable, rentabilité, risques, capital, liquidité, réglementation, règlement interbancaire et politique monétaire : la création de monnaie de dépôt est contrainte de toutes parts. Ces contraintes n'impliquent pas que la banque doive disposer préalablement d'un stock équivalent de dépôts de clientèle à transférer à l'emprunteur.
état La Banque d'Angleterre écrit que les banques déterminent le volume de leurs prêts selon les occasions de prêt rentables et qu'elles cherchent à limiter les risques associés aux nouveaux crédits : « Banks first decide how much to lend depending on the profitable lending opportunities available to them » ; « Lending is also constrained because banks have to take steps to mitigate the risks associated with making additional loans » [S1].
norme Le corpus appelle « solvabilité anticipée » l'évaluation par laquelle un prêteur estime que l'emprunteur pourra disposer des flux monétaires nécessaires au remboursement ou les obtenir, et, selon les cas, présenter des garanties suffisantes. Cette définition analytique du corpus ne doit pas être attribuée mot pour mot à la Banque d'Angleterre.
état L'allocation des crédits résulte principalement de décisions bancaires décentralisées, prises selon les perspectives de remboursement, les garanties, les risques et la rentabilité attendue pour la banque, à l'intérieur d'un cadre juridique, prudentiel et monétaire défini par les pouvoirs publics [S1] [S4]. Le taux directeur ne décide pas, à lui seul, de l'affectation détaillée des crédits ; mais des instruments publics peuvent influencer cette affectation, et une thèse d'économie politique des banques centrales les nomme : des politiques « information-based », « incentive-based », et des « direct controls on credit allocation (quantity-based) » ; les cadres de collatéral et les programmes d'achats d'actifs, dont les décisions « have important consequences for the low-carbon transition, often favoring the largest (carbon-intensive) incumbents » et dont les critères d'éligibilité peuvent être ajustés, « as part of collateral frameworks or asset purchase programs » ; des taux préférentiels pour certains prêts, l'Eurosystème ayant été « even considering offering banks preferential interest rates for green loans » ; et « past experiences of European credit guidance » [S5]. Cette source dit l'existence de ces instruments et leur usage pour le climat ; elle ne mesure pas leur effet sur l'affectation du crédit, et le chapitre ne l'affirme pas.
hypothèse La question qui en résulte est normative : le cadre public qui régit les banques suffit-il à conférer une légitimité démocratique à l'orientation agrégée du crédit, alors que les décisions individuelles d'allocation restent privées ? Elle est instruite dans les chapitres consacrés à la gouvernance et à l'orientation du crédit, L1.C08, L2.C06 et L2.C13, non ici.
hypothèse La conséquence pour le corpus est limitée. Le crédit bancaire sélectionne les emprunteurs capables de présenter une perspective de remboursement et, selon les cas, des garanties. Cela ne signifie pas que chaque crédit finance une activité productive rentable, ni que toute création bancaire impose à elle seule la croissance. NEMO IMS cherche à ouvrir un canal complémentaire pour des activités essentielles qui échouent à cette sélection, sans prétendre que tout refus de crédit constitue une défaillance ni que la monnaie puisse remplacer les ressources réelles. L1.C15 définit ces activités ; L1.C08 dit sous quelles conditions l'architecture décrite ici contribue à une dépendance à la croissance.
état La description n'est pas récente. Le journaliste financier Hartley Withers la formule en 1909 dans The Meaning of Money, au chapitre « The Manufacture of Money » : « The greater part of the banks' deposits is thus seen to consist, not of cash paid in, but of credits borrowed. For every loan makes a deposit » ; son exemple d'une avance consentie pour l'achat d'une automobile conclut que « the loan has clearly created a deposit », et « Loans make deposits » est le titre courant des pages qui suivent [S2]. Withers note déjà que l'achat de titres crée un dépôt : « When the latter make an advance against any kind of security or buy stock for investment, they create a deposit and give a right to draw a cheque » [S2], et il décrit le règlement entre banques par leurs comptes à la Banque d'Angleterre.
état Schumpeter, dans son Histoire de l'analyse économique publiée en 1954, attribue à Withers le mérite d'avoir « boldly spoken of the 'manufacture' of money by banks », en ajoutant : « But this should not have surprised anyone. Yet it was considered as a novel and somewhat heretical doctrine » [S3]. Il rapporte des antérieurs : « Newcomb in 1885 gave an elementary description of the process by which deposits are created through lending. Toward the end of the period (1911) Fisher did likewise » ; et il tient pour « the first—though not wholly successful—attempt at working out a systematic theory that fits the facts of bank credit adequately » celle de Macleod [S3]. Newcomb, Fisher et Macleod sont rapportés par Schumpeter et n'ont pas été ouverts. Ces jalons disent l'ancienneté de la description ; ils ne portent aucun résultat contemporain, et la vérité du mécanisme ne dépend pas de l'antériorité de la formule.
Le chapitre a établi sept propositions sur deux sources lues dans le texte, chacune dans le cadre institutionnel qu'elle étudie : le Royaume-Uni au moment de l'article de 2014, la zone euro au moment de l'article de 2017. Dans les économies contemporaines où les dépôts bancaires constituent l'essentiel de la monnaie au sens large, comme au Royaume-Uni étudié par la Banque d'Angleterre et dans la zone euro étudiée par la Bundesbank, les banques commerciales créent de la monnaie de dépôt notamment lorsqu'elles accordent des crédits ou achètent certains actifs à des agents non bancaires. Au-delà de ces deux cadres et des systèmes bancaires comparables, le chapitre ne généralise pas : le rôle des réserves et leur fourniture diffèrent selon les systèmes, les périodes de réserves rares ou abondantes, les règles de collatéral et les dispositifs de chaque banque centrale, et les deux sources sont des cadres documentés, non la description de tous les systèmes. Le chapitre n'a pas établi ce que ses sources ne portent pas : les autres formes de monnaie, l'ensemble de l'activité des banques centrales, la fréquence du modèle du multiplicateur dans l'enseignement, la part exacte des dépôts nés de prêts dans la monnaie d'un pays, l'effet des instruments publics sur l'affectation du crédit ; il n'a rien mesuré.
Trois frontières avec d'autres chapitres sont fixées ici. Avec L1.C05 : ce chapitre établit l'inscription du dépôt comme passif bancaire et de la créance comme actif ; il ne généralise pas cette écriture à toutes les monnaies, et la définition plus large de la monnaie comme registre proposée en L1.C05 conserve son statut d'hypothèse. Avec L1.C06 : ce chapitre établit le mécanisme bancaire de sélection ; il n'établit ni que tout projet productif est financé par crédit bancaire, ni que l'allocation bancaire détermine seule la structure productive. Avec L1.C01 : ce chapitre établit l'existence d'une sélection par remboursement anticipé, risque, garanties et rentabilité bancaire ; l'orientation extractive alléguée par L1.C01 reste une hypothèse distincte, qui demande des données sectorielles et écologiques, et ne doit pas être versée comme un résultat de ce chapitre.
Le régime des sources est le suivant : deux sources monétaires pour le mécanisme, une source d'économie politique pour les instruments publics, deux jalons pour l'histoire ; les auteurs que Schumpeter rapporte ne sont pas des sources du chapitre. Deux conditions de réfutation : un mécanisme comptable démontré, ou un système comparable documenté, dans lequel le crédit ne créerait pas de dépôt ou le remboursement n'en détruirait pas, invaliderait la proposition correspondante ; l'observation documentée d'un système comparable dans lequel une banque individuelle pourrait durablement prêter sans aucune contrainte de règlement, de liquidité, de financement, de capital ou de risque invaliderait les § 4 à § 6. Reste à examiner ce que cette architecture fait aux trajectoires économiques lorsqu'elle est intégrée aux mécanismes d'emploi, de rentabilité, d'investissement, de refinancement et de stabilité budgétaire : c'est l'objet de L1.C08.
Chaque source porte l'édition sur laquelle elle a été lue et la date de sa vérification. Une source « ouverte » a été lue dans son texte, pas dans un résumé.