Quand la dette crée une contrainte de croissance

L1.C08 · Monnaie, finance et limites planétaires · statut : verifie · autorité : canonique · révision de fond : 2026-09-20 · 15 source(s), toutes ouvertes
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Ce chapitre établit une relation conditionnelle, en cinq niveaux, et en délimite la portée. Sa conclusion tient en trois phrases, que les sections suivantes fondent une à une. La dette à intérêt ne crée pas, par une identité comptable isolée, une obligation universelle de croissance. Mais, intégrée aux mécanismes d'emploi, de rentabilité, d'investissement, de refinancement et de stabilité budgétaire des économies contemporaines, elle contribue à une dépendance structurelle à la croissance. En l'absence d'un découplage absolu mondial suffisamment rapide et étendu, cette dépendance entretient les pressions matérielles et écologiques.

Les cinq niveaux sont les suivants : la création monétaire par le crédit et sa destruction lors des remboursements (§ 1) ; l'absence d'impossibilité arithmétique générale du paiement des intérêts (§ 2) ; les dynamiques cumulatives — renouvellement du crédit, remboursements, rentabilité, emploi, investissement, finances publiques — qui, combinées, peuvent faire la dépendance (§ 3 et § 4) ; la transmission conditionnelle de cette dépendance aux pressions physiques mondiales, empreintes importées comprises (§ 5) ; et la réponse prospective de NEMO IMS (Negentropic Money International Monetary System), qui dissocie le financement de certaines activités essentielles et régénératives de l'obligation de remboursement et de rentabilité, sans prétendre créer les ressources réelles (§ 6 et § 7). À chaque niveau, le chapitre dit ce qui est un fait observé, un résultat de modèle, une hypothèse prospective ou un choix normatif, et chaque source n'est employée que dans sa compétence. Une tendance économique forte n'est pas une identité comptable, et le chapitre ne transforme jamais l'une en l'autre. Le chapitre précédent, L1.C07, a décrit le mécanisme par lequel une banque commerciale crée la monnaie qu'elle prête ; le suivant, L1.C09, examinera comment cette monnaie oriente les comportements.

1. Création monétaire par le crédit et destruction lors des remboursements

état Lorsqu'une banque commerciale accorde un prêt, elle crée généralement un dépôt et inscrit en contrepartie une créance sur l'emprunteur. Cette opération accroît simultanément les actifs et les passifs de la banque ; le dépôt est de la monnaie nouvelle, et la plus grande part de la monnaie d'une économie moderne naît ainsi [S1]. Lorsque le prêt est remboursé, l'écriture s'annule et la monnaie disparaît [S1]. Une thèse de théorie du circuit, lue dans le texte, tire de cette destruction sa conséquence pour les flux de revenus : le remboursement d'un crédit bancaire « représente une dépense pour l'entreprise, mais ne génère pas de revenus dans l'économie, la monnaie correspondante étant détruite », de sorte que les remboursements « constituent clairement une fuite hors du circuit puisque la monnaie correspondante est détruite et ne peut donc pas refluer vers les entreprises » [S19]. Les dépôts peuvent également être créés lors de l'acquisition d'autres actifs : lorsqu'une banque achète des titres publics au secteur privé non bancaire, elle crédite les vendeurs en dépôts, et la vente de ces titres détruit symétriquement des dépôts [S1]. Toutes les formes de monnaie n'ont donc pas pour contrepartie directe une dette privée portant intérêt ; ce que le chapitre retient est que la monnaie de crédit, forme dominante, naît d'une écriture et s'éteint à son dénouement.

Le corpus nomme reflux monétaire le retrait de la monnaie de la circulation après sa création ; dans le régime de crédit, ce retrait est une extinction. Dans le régime de crédit, le reflux est particulier : chaque unité s'éteint par le remboursement du débiteur identifié qui l'a fait naître. C'est ce caractère particulier que la seconde partie du livre et le Cahier technique (Livre 2) remettent en cause, en lui opposant un reflux collectif.

état La monnaie ainsi décrite est dite endogène : elle naît à l'intérieur du système économique, des décisions de crédit des banques commerciales, en réponse à la demande de financement. La Banque d'Angleterre le dit en ces termes : en temps normal, la Banque centrale ne fixe pas la quantité de monnaie en circulation ; elle fixe le prix des réserves, c'est-à-dire le taux d'intérêt, et fournit les réserves à la demande des banques ; la politique monétaire reste la limite ultime de la création monétaire parce qu'elle agit sur le coût du crédit et donc sur sa demande [S1]. Cette source décrit des écritures et leurs limites institutionnelles ; elle ne dit rien de ce que ces écritures font au monde physique, et le chapitre ne lui fait pas dire davantage. Qu'une monnaie soit endogène en ce sens n'implique pas que ce régime soit nécessaire : une thèse institutionnaliste, lue dans le texte, soutient que la création monétaire par le crédit n'est pas « une nécessité logique première, une nécessité fonctionnelle de toute économie monétaire de production », mais « un état de fait historique contingent » [S20] ; le § 7 y revient.

2. Pourquoi les intérêts ne créent pas, à eux seuls, une nécessité arithmétique de croissance

L'argument le plus répandu tire de l'image précédente une impossibilité arithmétique : les intérêts n'ayant jamais été créés, ils ne pourraient être payés que par de nouveaux emprunts, indéfiniment. Cet argument est faux tel quel, et il faut le dire avant de chercher la contrainte réelle.

hypothèse Le raisonnement élémentaire sur la circulation suffit à le réfuter. Les intérêts perçus par une banque ne sortent pas du circuit : ils financent ses salaires, ses charges, ses dividendes, et reviennent en dépense. Une même unité monétaire peut donc acquitter plusieurs charges d'intérêt au cours d'une période, dès lors qu'elle circule : les cent pièces du pêcheur peuvent payer cinq pièces d'intérêt, être dépensées par la banque, revenir au pêcheur par la vente de son poisson et payer cinq pièces de nouveau. La somme des intérêts dus dans une période n'est pas bornée par le stock de monnaie existant, mais par ce stock multiplié par sa vitesse de circulation. La possibilité comptable de payer les intérêts est ainsi établie ; elle dépend de la répartition des revenus, c'est-à-dire du retour effectif des revenus financiers vers la dépense.

état La théorie du circuit formule la même distinction en termes de flux, et elle sépare ce que l'intérêt fait de ce que le remboursement du capital fait : « Le paiement des intérêts représente un flux des entreprises vers les banques, qui dépenseront à leur tour cet argent, augmentant les recettes des entreprises. Cela ne modifie donc pas le principe du multiplicateur. Le remboursement du capital, au contraire, constitue une fuite hors du circuit économique » [S19]. Dans le même cadre, salaires et intérêts, étant à la fois un coût de production et une source de revenus, « n'entrent donc pas dans la détermination des profits globaux » [S19]. Si une contrainte existe, elle ne vient donc pas de l'intérêt pris seul, et le § 3 la cherche ailleurs.

hypothèse Ce raisonnement ne suffit pas, à lui seul, à démontrer l'existence d'un équilibre stationnaire complet avec dette et intérêts : cette seconde proposition exige un modèle ou une littérature dédiée. Le chapitre s'appuie ici sur un modèle lu dans le texte, et sur lui seul.

état Un modèle à cohérence stock-flux, construit pour tester précisément cette question, conclut que ni la création de crédit ni la perception d'intérêts ne créent par elles-mêmes un impératif de croissance, et exhibe des états quasi stationnaires avec monnaie de crédit et taux d'intérêt positifs [S6]. Ce résultat vaut sous les hypothèses du modèle, que ses auteurs énoncent : économie fermée à commerce équilibré, prix exclus du modèle, profits bancaires distribués aux ménages, fiscalité réglée de sorte que la dette publique ne s'accumule pas, entreprises n'accumulant pas de capital au-delà de la demande attendue, aucun marché du logement [S6]. Il porte sur un modèle déterminé ; il ne prouve pas que toute économie monétaire réelle pourrait rester stationnaire sans difficulté, et ses auteurs eux-mêmes rappellent qu'il existe, hors de la monnaie portant intérêt, d'autres incitations à la croissance dans l'architecture des économies capitalistes — recherche du profit, spéculation sur les actifs, aspirations des consommateurs, instabilité du crédit — tout en maintenant que cette logique n'entraîne pas que la monnaie portant intérêt crée, par elle-même, un impératif de croissance [S6].

état Un modèle d'une autre architecture, lu dans une version de travail, complète ce résultat sur un point que le modèle stock-flux ne traite pas, la stabilité dynamique. Dérivé du modèle minskyen de Keen — part des salaires, taux d'emploi, dette et dette cible des entreprises —, il obtient croissance et croissance nulle en réglant un paramètre de croissance de la productivité, et conclut : « with or without growth, there can be both stable and unstable scenarios. To maintain stability, firms must not change their debt levels or target debt levels too quickly » [S22]. Dans les scénarios stables sans croissance, la part des profits reste positive et les entreprises « are (at the aggregate macro level) able to keep up with interest payments to prevent an exponential growth of debt » ; « given a level of productivity growth, it is debt behaviour that determines the stability of the model economy » [S22]. Ce résultat vaut dans ce modèle, très simple de l'aveu de son auteur, à taux d'intérêt et prix constants, avec une consommation résiduelle ; le chapitre n'en tire rien sur les économies observées. Il retient seulement que, dans ce modèle, un régime stable à croissance nulle n'est ni garanti ni exclu par la dette à intérêt, et qu'il dépend de la vitesse d'ajustement de l'endettement des entreprises.

hypothèse Ce résultat réfute seulement la nécessité arithmétique que produiraient les seuls intérêts. Il ne réfute pas une dépendance structurelle produite par l'ensemble des mécanismes d'une économie de croissance, que les mêmes auteurs affirment dans un texte de 2012 examiné au § 3 : les deux textes se complètent sans se contredire, le modèle délimitant ce que l'intérêt ne fait pas à lui seul, le texte de 2012 disant ce que les mécanismes font ensemble. Le débat reste donc réellement controversé, et le chapitre le présente comme tel. L'intérêt ne crée pas à lui seul une nécessité arithmétique de croissance. Certains modèles montrent une compatibilité avec un état stationnaire sous des hypothèses précises. D'autres mécanismes — expansion du crédit, accumulation, concurrence, service de la dette, structure des bilans et instabilité — peuvent entretenir une pression de croissance. L'objection post-keynésienne courante va plus loin : le crédit n'imposerait pas la croissance, il l'accommoderait, la dépendance venant du mode de production et la monnaie endogène n'en étant que la plomberie élastique. La thèse du circuit lue ici soutient l'inverse, en situant l'origine des retournements dans les mécanismes de création et de destruction monétaires plutôt que dans le caractère privé et décentralisé du mode de production [S19] ; le chapitre enregistre les deux positions, et sa conclusion ne tranche pas entre elles : elle attribue la dépendance à l'ensemble des mécanismes, la monnaie de crédit y étant un élément. Et le passage de cette pression monétaire à la croissance réelle et aux pressions écologiques exige une démonstration supplémentaire, dont le § 5 dit ce qui est établi et ce qui ne l'est pas. L1.C23 cartographie cette littérature ; il est encore en brouillon et ne vaut pas ici comme preuve, même si ses deux entrées sur les thèses de 2013 et de 2021 ont été requalifiées après lecture le 2026-09-11, le présent chapitre les ouvrant lui-même [S19] [S20].

3. Les dynamiques cumulatives : ce qui fait la dépendance structurelle à la croissance

La contrainte ne vient pas de l'existence de l'intérêt. Elle vient d'un ensemble de mécanismes dont la monnaie de crédit est un élément, non la cause unique, et le chapitre dit pour chacun ce qu'il établit, ce qu'il tient d'un modèle, et ce qu'il suppose.

hypothèse La dépendance structurelle, énoncée. Deux économistes de la macroéconomie écologique écrivent que « le principal défi à relever vient du besoin structurel de croissance économique, implicite dans les économies modernes » [S18]. Le mécanisme qu'ils décrivent passe par l'emploi : tant que l'économie croît assez vite pour compenser les gains de productivité du travail, l'emploi se maintient ; « dès que cela n'est plus le cas, la hausse de productivité se traduira par une baisse de la demande de main-d'œuvre » ; la baisse de la demande qui s'ensuit se propage aux entreprises : « Les revenus finissent par chuter. L'investissement recule. Le chômage augmente davantage et l'économie entre alors dans une spirale de récession » ; le mécanisme passe ensuite par les finances publiques, et par l'instabilité financière. Ils concluent : « Pour résumer, les économies modernes sont inévitablement poussées vers toujours plus de croissance », et « Dans une économie de la croissance, celle-ci constitue un facteur structurel de la stabilité » [S18]. Le dilemme qui en résulte est écrit dans les mêmes pages : « La stabilité économique repose sur une croissance économique perpétuelle alors que la viabilité écologique est déjà mise à mal par les niveaux d'activité économique » ; « résister à la croissance s'apparente à courir le risque d'un effondrement économique et social, la poursuivre sans fin c'est mettre en danger les écosystèmes dont nous dépendons pour notre survie à long terme » [S18]. Ce texte énonce ces relations par un raisonnement adapté d'un ouvrage antérieur du même auteur ; il ne les mesure pas, et il laisse lui-même ouverte la question de savoir si la stabilité du système financier exige une croissance de l'économie réelle [S18]. Le chapitre le tient pour une hypothèse appuyée par une littérature, non pour un fait observé. Ce mécanisme n'est pas monétaire : il tient au régime de production et aux gains de productivité, et il existerait sous un autre régime d'émission. Ce que la dette y ajoute est décrit par les deux paragraphes suivants, le renouvellement du crédit qu'exige la destruction monétaire et la contrainte de solvabilité ; la conclusion du chapitre attribue la dépendance à l'ensemble, non à la seule monnaie de crédit.

état Le renouvellement du crédit, résultat de modèle. La destruction monétaire décrite au § 1 a une conséquence dynamique qu'une thèse de théorie du circuit établit dans deux modèles. Parce que chaque remboursement est une fuite hors du circuit, « Des investissements toujours plus importants devront être émis pour permettre aux revenus générés par la production d'égaliser la valeur de la production » [S19]. Le résultat principal en découle : « le taux de croissance requis des investissements doit progressivement s'élever au cours d'une phase de croissance » ; l'émission de « crédits bancaires toujours plus importants, relativement à la valeur de la production, était nécessaire pour éviter qu'une crise ne se développe », et « la probabilité d'occurrence d'une crise augmente dans nos modèles à mesure que la phase de croissance de l'économie considérée se prolonge » [S19]. L'auteur en tire que « La manière dont la monnaie est créée et détruite apparaît alors avoir une influence décisive, et particulièrement déstabilisante, sur la dynamique des économies » [S19]. Ce sont des résultats de deux modèles théoriques, et l'auteur appelle lui-même à « conduire des études empiriques afin de confirmer ou infirmer les résultats obtenus » [S19] : ils disent ce qu'une économie de crédit doit faire pour ne pas se contracter dans ces modèles, non ce que les économies observées font. Le chapitre les emploie à ce titre. Une objection standard oppose que le remboursement du principal a pour pendant la dépréciation de l'actif financé, et n'est une fuite que pour des investissements improductifs ; elle vise le bilan d'une entreprise, tandis que le modèle raisonne sur les flux agrégés de revenus, et la thèse ne la discute pas. Le chapitre ne la tranche pas ; L1.C23 et le registre des promesses (P39) portent ce point.

hypothèse La contrainte de solvabilité et son report, lecture institutionnelle. Une thèse institutionnaliste décrit le même régime par sa contrainte : « toute création monétaire implique un alourdissement du fardeau de la dette, jusqu'à buter sur la contrainte de solvabilité des agents » ; « Les agents économiques doivent s'endetter toujours davantage pour permettre l'accroissement de la masse monétaire au fil de la croissance, or leur contrainte de solvabilité s'avère toujours plus difficile à surmonter au fil du temps » [S20]. Elle nomme le mécanisme qui a différé la contrainte : « Le fardeau de la dette des agents s'alourdit progressivement, mais leur contrainte de solvabilité est sans cesse repoussée par une baisse continue des taux », baisse qui lui semble « la principale réponse à la contrainte de solvabilité » depuis les années 1980, jusqu'au plancher des taux nuls, que les banques centrales « ne peuvent pas percer sans remettre en cause l'encastrement de la monnaie dans la dette » [S20]. Sa conclusion sur ce point est que « la croissance repose sur une dégradation progressive de la solvabilité des agents, donc une érosion de la confiance » [S20]. Cette lecture est institutionnelle et historique, dans l'épistémologie de la Régulation ; elle n'est pas une mesure, et le chapitre ne la présente pas comme telle.

état L'expansion de l'encours, observée. L'encours mondial de dette — ménages, entreprises non financières, États et secteur financier, selon le périmètre de l'Institute of International Finance (IIF) — atteignait 315 100 milliards de dollars au premier trimestre 2024, soit 333 % du produit mondial d'après la même source, et dépassait 350 000 milliards de dollars au premier trimestre 2026 [S3]. Cette source établit des encours nominaux dans un périmètre déclaré ; elle n'établit ni leurs causes, ni leurs effets, ni la part des revenus que leur service absorbe, et le rapport de l'encours au produit, qui varie avec l'inflation et avec la méthode de mesure, n'est pas mobilisé. Un stock qui croît d'un pourcentage constant par période double en un temps fixe — environ vingt-trois ans à 3 % par an, quatorze ans à 5 %, dix ans à 7 % —, ce qui dit la vitesse du mécanisme, non son résultat. Tant que l'encours net de dette croît, à taux d'intérêt et à échéances donnés, la masse des revenus futurs engagés pour son service croît avec lui : c'est une déduction conditionnelle, non une observation. Elle ne vaut pas à taux décroissants : le service d'un encours plus grand peut alors stagner ou diminuer, et c'est précisément le report que la lecture institutionnelle ci-dessus décrit [S20]. L1.C12 tire la même déduction sous un autre angle, et elle appelle la même condition.

hypothèse Deux conditions documentées par des modèles, non mesurées. Les sources ouvertes documentent deux mécanismes conditionnels, principalement au moyen de modèles ; aucune mesure générale de leur ampleur empirique n'est acquise. Le premier est la part des revenus absorbée par le service de la dette. Dans le modèle de circuit, « le remboursement des crédits bancaires passés représente, comme le montre la figure 8, une part de plus en plus importante de la valeur de la production » au cours de la phase de croissance, puis « ces deux ratios atteignent alors une valeur seuil et se stabilisent » ; l'épargne et l'augmentation des profits y « représentent une part constante des revenus », de sorte que « l'élévation des taux d'investissement requis s'explique uniquement par l'augmentation des taux de remboursement » [S19]. Le texte de macroéconomie écologique énonce le versant conjoncturel : en déclin, « le seul remboursement des intérêts occupe une proportion relativement grande du revenu national » [S18] ; la lecture institutionnelle ajoute que le fardeau s'est alourdi et n'a été différé que par la baisse des taux [S20]. Ce qu'aucune de ces sources ne mesure, c'est la part observée : le chapitre tient pour une hypothèse, conditionnée aux taux et aux échéances, qu'elle croisse dans les économies réelles. Le second mécanisme est l'accumulation des revenus financiers. C'est, dans la littérature des modèles, la condition même de l'impératif : le modèle stock-flux lu ici rapporte que, chez l'auteur qui a formulé l'impératif de croissance d'une économie de crédit, « much depends on the destination of interest payments in the economy. If banks distribute all their profits (the difference between interest received and interest paid out) to households, then the 'positive threshold level' for growth can fall to zero », le seuil ne devenant positif que si les banques retiennent une part de leurs profits [S6] ; le même modèle écarte cette condition par hypothèse, en distribuant les profits bancaires aux ménages [S6]. Le modèle de circuit range toute épargne, thésaurisée ou prêtée, parmi les fuites, mais elle y reste une part constante [S19]. L'accumulation est donc la condition sous laquelle l'intérêt lui-même devient une fuite ; qu'elle soit observée durablement, aucune étude ouverte ici ne le dit, et le chapitre la tient pour une hypothèse. Trois grandeurs restent donc séparées : l'encours de dette, stock qui engage des revenus futurs ; le service de la dette, flux d'intérêts et de remboursements que la circulation permet d'acquitter ; et l'accumulation, part de ce flux qui ne revient pas à la dépense. La pression est suspendue par les mécanismes qui absorbent la charge de la dette autrement — défauts, restructurations, inflation qui érode la valeur réelle des créances, compression de la part des profits —, chacun ayant ses propres effets ; ces réserves sont celles que L1.C01 a posées, augmentées de la condition d'accumulation.

hypothèse Ce que les niveaux réunis établissent. La dépendance structurelle n'est donc pas portée par un seul maillon. Elle résulte d'une combinaison : le crédit et son renouvellement, que la destruction monétaire exige dans le modèle de circuit (résultat de modèle) ; le remboursement et le service de la dette ; la rentabilité, l'investissement et l'emploi, que la demande commande (énoncé raisonné) ; la solvabilité qui se dégrade et son report par les taux (lecture institutionnelle) ; l'expansion observée de l'encours (fait) ; les finances publiques (§ 4) ; et les anticipations, qui commandent l'octroi du crédit comme la solvabilité des débiteurs. Aucun de ces mécanismes ne suffit seul, et le renouvellement du crédit, propre notamment au modèle de circuit, n'en est pas plus le nœud unique que ne l'était l'accumulation des revenus financiers. Le chapitre n'affirme pas que les économies observées satisfont chacune de ces conditions : il affirme que, là où ces mécanismes sont réunis, la croissance n'est plus une préférence culturelle ni un simple choix politique, mais une condition de fonctionnement du régime d'émission tel qu'il est pratiqué. C'est une hypothèse appuyée par une littérature lue dans le texte, et le chapitre la tient pour telle. Le chapitre établit l'existence théorique de plusieurs mécanismes par lesquels l'endettement peut contribuer à la dépendance à la croissance. Il ne mesure ni leur ampleur dans les économies observées, ni leur poids relatif parmi les autres mécanismes de cette dépendance. La contrainte de refinancement ne se règle pas de la même manière pour les ménages, les entreprises et les États ; la section suivante la traite pour ces derniers.

4. Les finances publiques dans la dépendance

La dette publique s'inscrit dans le même système monétaire, mais elle ne se confond pas avec la création d'un crédit bancaire : l'émission d'un titre public et l'octroi d'un crédit sont deux opérations comptables différentes, et un titre public n'entre dans la création de dépôts que lorsqu'une banque l'achète [S1]. Le chapitre refuse donc l'assimilation des contraintes d'un ménage, d'une entreprise et d'un État, et fixe ce qu'on peut dire de la seconde sur un exercice budgétaire documenté.

état Les États refinancent généralement les titres arrivant à échéance. Pour l'année 2026, le besoin de financement de l'État français est principalement constitué d'un déficit à financer de 124,4 milliards d'euros et d'amortissements de titres à moyen et long terme de 175,8 milliards d'euros, et il est principalement couvert par des émissions nouvelles de 310,0 milliards d'euros [S16]. Le remboursement du principal est donc, pour l'essentiel, une opération de renouvellement, non un prélèvement sur la production courante.

état La charge d'intérêts, elle, est une dépense du budget général : 58,0 milliards d'euros prévus en 2026 pour la charge budgétaire de la dette, en hausse de 7,2 milliards sur l'année, dont un effet de volume lié à l'augmentation de l'encours [S16]. La mission qui la porte est, pour 2026, le deuxième poste de dépenses du budget de l'État en crédits de paiement, après l'enseignement scolaire, et le rapporteur du Sénat écrit qu'elle devrait devenir à terme le premier [S17]. Elle est payée avec les ressources générales du budget : impôts, déplacement d'autres dépenses ou nouvel endettement.

hypothèse La contrainte d'un État dépend de la charge d'intérêts, du solde primaire, des taux, de la croissance nominale, de sa capacité fiscale, de son régime monétaire et de la confiance de ses financeurs. La croissance constitue souvent la réponse politiquement privilégiée à cette contrainte, car elle peut accroître les recettes et réduire le poids relatif de la dette sans assumer aussi directement une hausse des impôts, une réduction des dépenses ou une redistribution. Elle n'est toutefois pas la seule solution arithmétique : fiscalité, redistribution, réduction des dépenses, inflation, restructuration et action monétaire peuvent également agir, avec des effets économiques et politiques différents, que L1.C13 examine. Le texte de macroéconomie écologique cité au § 3 décrit le ressort en récession : « Le service de la dette dans une économie en déclin est au mieux problématique car le seul remboursement des intérêts occupe une proportion relativement grande du revenu national », et les gouvernements se retrouvent alors dans l'obligation d'emprunter davantage pour maintenir leurs dépenses [S18]. Une revue systématique de la littérature sur le découplage rapporte le ressort politique : des travaux récents suggèrent que les États se sont jusqu'ici abstenus des stratégies de sobriété parce qu'elles contrediraient leur dépendance structurelle revendiquée à la croissance pour la production de recettes fiscales, d'emploi et de légitimité politique [S15]. Ces deux sources énoncent ou synthétisent ; elles n'établissent pas le mécanisme, et le chapitre le tient pour une hypothèse appuyée.

état Quand la voie de la croissance manque, l'ajustement passe par les autres, et leur coût est documenté au moins comme concomitance. En Grèce, sous programmes d'ajustement, le produit intérieur brut en volume a reculé de 27 % entre 2008 et 2013 et restait, en 2016, inférieur de 26,6 % à son niveau de 2008 ; le taux de chômage des 15-74 ans a atteint 27,8 % en 2013 [S4]. Sur la même période, deux études épidémiologiques constatent une hausse des suicides — de 35 % entre 2010 et 2012, avec des ruptures de tendance datées des mesures d'austérité de 2011 — et leurs auteurs rappellent eux-mêmes qu'une étude d'observation n'établit pas la causalité [S9]. La Grèce est membre d'une union monétaire dont elle n'émet pas la monnaie : son ajustement est celui d'un État sans souveraineté monétaire, sous programmes, et il ne se généralise pas aux États qui émettent la monnaie de leur dette. La France des paragraphes précédents est dans le même cas. Les deux cas documentés de cette section sont donc des États de la zone euro, et le chapitre n'a ouvert aucune source comparable pour un État émetteur : c'est une limite déclarée. Le chapitre ne tire du cas grec qu'une concomitance documentée ; les mécanismes par lesquels un ajustement par la contraction réduit l'activité sont étudiés ailleurs et ne sont pas instruits ici.

5. Transmission conditionnelle aux pressions physiques mondiales et aux empreintes importées

hypothèse Les revenus nominaux croissent par les prix ou par les volumes, et les volumes se répartissent selon leur intensité matérielle : cette décomposition est comptable, non empirique, et le chapitre la pose comme une déduction. La première voie est donc celle des prix : des prix plus élevés gonflent les revenus nominaux et allègent la valeur réelle des dettes sans production supplémentaire ; les variations des termes de l'échange et les rentes relèvent de cet effet de prix. La deuxième est la croissance d'activités à faible intensité matérielle, qui ajoute du revenu à prélèvements physiques faibles. La troisième est la croissance de la production matérielle, qui mobilise davantage de matières, d'énergie et de travail. La vitesse de circulation de la monnaie dit combien de monnaie un revenu nominal donné exige, non d'où ce revenu vient, et n'ouvre pas de quatrième voie. Une charge d'intérêts n'est donc jamais, en elle-même, un prélèvement physique : elle est un flux nominal, et sa traduction physique dépend de la voie par laquelle les revenus qui la paient sont obtenus.

La part de chaque voie est une question empirique. L1.C03 examine la deuxième sous le nom de découplage et conclut qu'il est observé sous sa forme relative — moins de matière par unité produite — et non, à l'échelle mondiale, sous sa forme absolue. Le rapport mondial de référence sur les ressources le dit dans les mêmes termes : le PNUE ne relève aucune preuve d'un découplage absolu généralisé à l'échelle mondiale et, entre 2015 et 2023, aucun découplage absolu des pressions environnementales examinées à cette échelle, toutes ayant augmenté en valeur absolue à quelques exceptions temporaires près [S14]. Le texte de macroéconomie écologique du § 3 en tirait déjà, en 2012, un jugement que le chapitre rapporte comme un énoncé et non comme une mesure : la pensée dominante suppose que le découplage permettra de poursuivre indéfiniment l'activité économique dans les frontières planétaires, et « Tout indique pourtant que cette hypothèse est loin d'être crédible » [S18].

état La pression écologique doit être évaluée à trois niveaux : les pressions territoriales, l'empreinte importée, et les pressions physiques absolues mondiales. La comptabilité des flux de matières distingue la consommation intérieure de matières — ce qui est extrait et traité sur le territoire, importations physiques comprises — de l'empreinte matérielle, qui rattache à la demande finale d'un pays les matières primaires nécessaires à ce qu'il consomme, où qu'elles aient été extraites [S14]. La différence est l'empreinte importée par les chaînes d'approvisionnement, et le même rapport constate que, par le commerce mondial, les pays à haut revenu déplacent leurs impacts environnementaux vers tous les autres groupes de pays [S14]. Une baisse territoriale accompagnée d'un transfert des extractions ou des émissions à l'étranger n'est pas un découplage absolu mondial.

norme Le corpus publie donc simultanément, sans les substituer l'une à l'autre, ces trois grandeurs. NEMO IMS vise les conditions de la vie sur Terre : un projet ne doit pas pouvoir être déclaré régénératif parce que ses dommages ont été déplacés vers un autre pays. La promesse a une limite, qu'il faut écrire avec elle : NEMO IMS peut refuser de financer les activités incompatibles avec ses critères et financer la préservation ou la régénération ; il ne peut pas, à lui seul, empêcher toute activité dégénérative mondiale.

hypothèse Lorsque le découplage écologique absolu et mondial demeure insuffisant, la dépendance à la croissance décrite au § 3 tend à se transmettre aux extractions, aux consommations d'énergie et aux atteintes aux écosystèmes, y compris lorsque celles-ci sont déplacées par les importations. Ce maillon est conditionnel et indirect : il passe par la croissance des revenus et par la voie matérielle, non par chaque unité d'intérêt payée, et il tient tant que le constat de L1.C03 tient. Son appui est double, et de deux natures : l'argument structurel qui relie croissance, consommation de ressources et dégradation écologique, et le doute sur la plausibilité d'un découplage absolu suffisant, sont énoncés par le texte de 2012 [S18] ; l'état empirique du découplage est établi par les sources biophysiques récentes [S14] [S15]. La finance y ajoute un canal propre, que le même texte de 2012 énonce comme un principe d'économie des ressources et non comme une mesure : le taux d'extraction des ressources minières est influencé par le taux d'intérêt, « une augmentation du taux d'intérêt sur ce type de dépôts constituera une incitation à extraire les ressources à un rythme accru afin de générer des profits élevés. L'inverse est vrai quand le taux d'intérêt diminue », les prix compliquant la relation ; et les auteurs jugent qu'« Une macroéconomie qui reposerait sur une expansion continue d'un consumérisme matérialiste, stimulé par la dette, est écologiquement intenable » [S18]. Sous ces réserves, une opération purement scripturale, la création d'un dépôt par une banque, se traduit en bout de chaîne par une pression sur les stocks et les fonds naturels.

Le chimiste britannique Frederick Soddy, prix Nobel de chimie en 1921, a formulé ce décalage dès 1926 [S2] : « Debts are subject to the laws of mathematics rather than physics. Unlike wealth, which is subject to the laws of thermodynamics, debts do not rot with old age and are not consumed in the process of living. On the contrary, they grow at so much per cent per annum, by the well-known mathematical laws of simple and compound interest. » Soddy fournit la formulation, non la mesure : ce que les pressions physiques font aujourd'hui relève des sources écologiques citées plus haut, et de rien d'autre.

6. La sélection par la solvabilité anticipée et l'essentiel insolvable

Le régime décrit au § 1 ne crée pas la monnaie pour n'importe quel usage. Une banque décide d'abord combien elle prête selon les occasions de prêt rentables qui s'offrent à elle [S1] ; le crédit est accordé contre une anticipation de remboursement ou contre des garanties, et le corpus nomme solvabilité anticipée ce critère d'octroi. Il en résulte une sélection des usages, indépendante de leur utilité, dont cette section donne la forme logique.

norme Soit E le fait qu'un besoin est essentiel selon un critère défini indépendamment de NEMO IMS ; M le fait que l'action produit un flux monétaire ; C le fait que ce flux peut être capté par celui qui finance ; T le fait qu'il intervient dans l'horizon compatible avec le crédit ; A le fait qu'il conserve une valeur suffisante après actualisation et prise en compte du risque. La solvabilité conventionnelle est la conjonction M ∧ C ∧ T ∧ A. L'essentiel insolvable est E ∧ (¬M ∨ ¬C ∨ ¬T ∨ ¬A) : il suffit qu'une seule des quatre conditions financières manque. Le critère du caractère essentiel est arrêté à titre provisoire par l’auteur le 2026-09-13 ; L1.C15 en donne l’anatomie avec les quatre conditions financières ; ses critères sectoriels ne sont pas encore fixés.

état La forme ¬M est décrite, indépendamment du corpus, par la thèse institutionnaliste du § 3 : « Prenons le cas d'un investissement vert qui ne génère pas, ou peu, de recettes supplémentaires » ; dans le régime de crédit, « l'investissement ne peut alors se faire, sauf s'il est subventionné » [S20].

hypothèse Le concept désigne ce que le crédit conventionnel ne finance pas spontanément dans des conditions ordinaires. Il n'affirme pas que ces activités restent nécessairement sans aucun financement : elles peuvent être financées par l'impôt, des subventions, des dons ou d'autres mécanismes collectifs, et L1.C15 montre que l'emprunt d'État déplace alors le filtre sur un autre porteur sans le supprimer. L'existence de ces financements ne vide donc pas le concept. Elle peut en revanche réduire ou supprimer l'avantage comparatif de NEMO IMS, et cette question relève de la condition F10 du protocole de falsification : NEMO IMS apporte-t-il quelque chose qu'un portefeuille institutionnel réalisable ne pourrait pas obtenir à coût, délai, risque et gouvernance comparables ? L'ampleur empirique de l'essentiel insolvable reste inconnue ; son épreuve — constituer l'ensemble des activités qui échouent au filtre, montrer qu'il n'est ni vide ni redondant avec les biens publics — est fixée par un arbitrage de l'auteur et n'est pas faite.

hypothèse Le lien avec la contrainte de ce chapitre est direct. La dépendance décrite au § 3 s'exerce sur les revenus monétaires ; les usages qui satisfont M, C, T et A y contribuent et sont financés ; ceux qui échouent à l'une de ces conditions n'ajoutent pas de revenu capté dans l'horizon du crédit, et le régime ne les finance qu'à la marge, par prélèvement sur le reste. Le régime ne sélectionne donc pas seulement ce qui croît : il sélectionne ce qui rapporte à qui finance, et laisse à d'autres mécanismes ce qui entretient sans rapporter.

7. La réponse prospective de NEMO IMS : un canal positif et un régime négatif

norme NEMO IMS est une monnaie affectée à la préservation et à la régénération des communs. Son émission est conditionnée par la qualification d'activités essentielles, dans les limites physiques reconnues et sous contrôle démocratique. Cette définition est une décision de l'auteur, non un résultat, et ce chapitre ne mobilise aucune source pour l'établir. La nouveauté proposée peut être décrite comme une inversion de la polarité de l'émission et de l'allocation monétaires : le financement n'est plus déclenché par la seule anticipation d'un revenu privé remboursable, mais par la qualification d'une action essentielle de préservation ou de régénération.

hypothèse Rapporté à la contrainte de ce chapitre, l'apport est précis. Pour les activités qualifiées, l'unité émise ne naît pas d'un prêt remboursable : le renouvellement du crédit et la contrainte de solvabilité du § 3 ne s'appliquent pas à elles, et la sélection du § 6 est contournée pour elles seules, non abolie. Le reflux qui retire cette monnaie n'est pas le remboursement d'un débiteur nommé mais un reflux collectif, dont L1.C21 expose les deux instruments et dont le Livre 2 éprouve la construction. Le régime de crédit subsiste pour tout le reste ; L1.C17 et les chapitres suivants disent pourquoi il est maintenu plutôt que remplacé. La possibilité institutionnelle d'une telle émission n'est pas une invention du corpus : la thèse institutionnaliste du § 3 tient l'encastrement de la création monétaire dans le marché du crédit pour une « construction sociale contingente et instable », dont « on peut donc s'en défaire », et propose un régime d'émission exogène dans lequel « La création monétaire se ferait en dehors du marché et en dehors de tout rapport d'endettement » [S20] ; la thèse du circuit propose une monnaie « permanente, par opposition à la monnaie bancaire qui a une durée de vie temporaire », injectée par « la monétisation d'une partie des dépenses publiques » d'un montant « décidé à l'avance et peu susceptible de varier » [S19]. La première établit qu'une émission hors de tout rapport d'endettement est concevable. La seconde offre une forme de monnaie permanente financée par la monétisation de dépenses publiques. Aucune ne décrit NEMO IMS, dont l'émission est conditionnée par la qualification d'activités et retirée par un reflux collectif, ce que L1.C20 et L1.C21 exposent.

hypothèse L'apport est aussi limité, et il faut le dire avec la même précision. Le dispositif ne lève pas la contrainte physique : la création monétaire produit du pouvoir d'achat, non des ressources, et une activité peut devenir nominalement finançable et rester matériellement irréalisable, ou ne mobiliser des ressources qu'en les retirant à d'autres usages — c'est la proposition corrigée que L1.C31 enregistre, avec sa condition de démonstration et sa condition d'échec. Il ne règle pas par lui-même l'objection inflationniste, ni la question de savoir si l'émission sans dette relâche effectivement la contrainte de croissance, et sous quelles conditions : ces promesses sont tenues au registre du corpus et ne sont pas soldées. Le volet international, qui constitue ce que le dispositif a de plus original, est aussi ce que le corpus a trouvé de plus contesté.

norme La lecture d'une thèse d'économie politique des banques centrales ajoute une conséquence que l'auteur retient comme décision. Le financement des activités régénératives ne suffit pas si les autres circuits financiers continuent de financer sans limitation les activités incompatibles avec les contraintes écologiques. NEMO doit donc articuler un canal positif d'émission affectée et un régime négatif de limitation des financements dégénératifs.

état Ce que cette thèse établit, dans son domaine, est ceci. Les politiques dites promotionnelles des banques centrales et des régulateurs « all focus on the development of green financial flows (the phase-in), and never tackle the problem of curtailing dirty financial flows (the phase-out) », alors que « the development of a green financial niche must not distract from the need to discourage carbon-based investments, whose termination is the only relevant criteria for climate stabilization » [S21]. L'approche prudentielle « is perfectly compatible with a continuation - or even with an acceleration - of carbon-intensive funding » dès lors que les institutions qui le fournissent sont assez solides pour en supporter les pertes [S21]. En Europe, seuls des instruments informationnels ont été employés, et ces politiques « are unlikely to either fully capture inherently uncertain climate-related risks or to push financial resources towards sustainable activities with the sufficient strength » [S21]. La neutralité de marché revendiquée « is a myth » : « The de jure principle of not choosing leads to a de facto choice in favour of polluting activities » [S21]. La thèse distingue trois familles d'instruments — information, incitation, contrôle direct de l'allocation du crédit par les quantités — et conclut que « What is needed is accelerated phase-out », par des mesures restreignant les financements nouveaux des activités incompatibles avec les objectifs climatiques, « deployed as a coherent set, targeted at all types of financial actors to avoid regulatory arbitrage », et qu'un tel choix « can only be made democratically » [S21]. Elle porte sur le carbone, l'Europe et les banques centrales ; elle cite des cas d'encadrement du crédit sans en mesurer l'efficacité.

norme Le corpus tire de ce résultat deux choses, et déclare l'extension qu'il opère. L'extension d'abord : passer du carbone à l'ensemble des activités incompatibles avec les contraintes écologiques, et des banques centrales à un dispositif d'émission affectée, est un choix du corpus, non un énoncé de la thèse. La règle ensuite. Le corpus disposait déjà d'un régime négatif par le prix — le reflux transactionnel lourd sur les activités dégénératives, que L1.C21 expose et que L11.C03 inscrit comme objectif de prix relatif — et de l'engagement de NEMO IMS à ne pas financer l'incompatible sur son propre canal (arbitrage A44). Il ne disposait d'aucune règle limitant les financements dégénératifs par les autres circuits, crédit bancaire et marchés, et il enregistrait sur ce point une divergence non tranchée entre le Cahier technique, qui refuse l'encadrement quantitatif du crédit, et les auteurs qui veulent le restaurer (L2.C06, L2.C13, L2.C20). L'arbitrage REGIME-NEGATIF, dont l'auteur a validé le principe le 11 septembre 2026, fixe ce principe et la grille de la règle : trois instruments possibles — le prix, le plafonnement quantitatif, l'exclusion —, une portée sur les flux nouveaux avant le stock, une cohérence entre tous les acteurs financiers pour éviter l'arbitrage réglementaire, et une décision démocratique. Le choix et la combinaison des instruments restent non tranchés, et ce chapitre ne les tranche pas davantage. Ce régime porte sur la destination écologique des financements, quel que soit leur circuit ; la réglementation du compte de capital, qui traite les mouvements internationaux, les fuites et la stabilité du régime, est un objet distinct, lié sans être confondu. L'objection classique à tout encadrement quantitatif ou administratif du crédit — répression financière, mauvaise allocation du capital, contournement par des circuits non régulés, information dont aucune autorité ne dispose — n'est pas traitée ici ; le Cahier technique l'oppose lui-même à l'encadrement quantitatif, et L2.C13 l'enregistre. Elle est une raison de ne pas fixer l'instrument dans ce chapitre.

état Cette nouveauté est une proposition prospective. Elle n'a pas besoin d'un précédent identique ; ses éléments doivent cependant être définis, articulés et soumis à des scénarios capables de les mettre en défaut. Les analogues historiques n'y suffisent pas : la monnaie fondante de Gesell et l'expérience de Wörgl ne concernent qu'un composant périphérique, la fonte ou le coût de détention de la monnaie, et ne portent ni l'émission conditionnée par une activité régénérative, ni la qualification des besoins essentiels, ni les limites physiques mondiales, ni la séparation des fonctions prévue par l'arbitrage A46, ni l'architecture internationale envisagée ; leur examen documentaire relève du Livre 16, en L16.C01 et L16.C03, et n'est pas repris ici. Le corpus n'a identifié aucun système historique réunissant l'ensemble des fonctions proposées par NEMO IMS ; l'absence de précédent identifié n'est pas une preuve de nouveauté absolue, et la recherche d'antériorité du protocole de falsification a trouvé, pour le mécanisme monétaire pris seul, des antériorités publiées, dont les deux thèses lues ici. L'absence de source antérieure n'interdit pas une invention théorique. Elle interdit de présenter cette invention comme un résultat empirique déjà établi.

8. Portée, régime des sources et conditions de réfutation

Le chapitre a établi, déduit et déclaré, et il faut séparer les trois. Il a établi, sur une source monétaire, que la monnaie de crédit naît d'une écriture et s'éteint à son dénouement, et que les dépôts naissent aussi d'achats d'actifs ; sur des sources de données, que l'encours mondial croît en valeur nominale et que la dette publique est refinancée tandis que sa charge pèse sur le budget ; sur des sources écologiques, que le PNUE ne relève aucune preuve d'un découplage absolu généralisé à l'échelle mondiale et, entre 2015 et 2023, aucun découplage absolu des pressions environnementales examinées à cette échelle, et que les impacts se déplacent par le commerce. Il a tenu de modèles lus dans le texte qu'un état quasi stationnaire avec dette et intérêts existe sous des hypothèses énoncées, et que, dans une économie de crédit modélisée, le taux de croissance requis des investissements s'élève au cours d'une phase de croissance, et que, dans un modèle minskyen, croissance et croissance nulle connaissent chacune des régimes stables ou instables selon la conduite de l'endettement des entreprises. Il a tenu d'une lecture institutionnelle que la contrainte de solvabilité s'alourdit et n'a été reportée que par la baisse des taux, et d'un énoncé raisonné que les économies modernes sont poussées vers la croissance par l'emploi, la demande, l'investissement et les finances publiques. Il a déduit que les intérêts sont payables par la circulation et qu'un encours croissant engage, à conditions de financement données, des revenus futurs croissants. Il a déclaré hypothèses la dépendance structurelle prise comme un tout, la part observée des revenus absorbée par le service de la dette et l'accumulation observée des revenus financiers — deux mécanismes documentés par des modèles, non mesurés —, la préférence politique des États pour la croissance et la transmission aux pressions physiques, dont l'argument structurel est énoncé et l'état empirique du découplage établi. Il a déclaré décisions de l'auteur la définition de NEMO IMS, l'obligation de publier les trois niveaux de pression écologique et le principe d'un régime négatif.

Le régime des sources est le suivant, et aucune n'a été employée hors de sa compétence : sources monétaires pour les écritures et mécanismes monétaires ; sources budgétaires pour la dette publique ; sources macroéconomiques pour les relations conditionnelles entre dette, revenus et activité — ce chapitre en a ouvert cinq, un modèle stock-flux, un modèle minskyen, deux thèses et un texte de macroéconomie écologique, et dit pour chacune ce qu'elle établit ; sources écologiques pour l'énergie, les matières et les empreintes mondiales ; source d'économie politique pour les instruments de limitation des financements ; décision de l'auteur pour les orientations normatives ; hypothèse, modèle ou scénario de réfutation pour les éléments prospectifs nouveaux. Une source n'est jamais une autorité sur l'ensemble de NEMO IMS.

hypothèse Chaque condition de réfutation invalide un maillon particulier, et non la thèse en bloc. Une épreuve empirique qui infirmerait le résultat du modèle de circuit — un taux de croissance requis des investissements qui ne s'élève pas — affaiblirait le maillon du renouvellement du crédit (§ 3). La remise en dépense complète des revenus financiers affaiblit ou supprime le canal de l'accumulation (§ 3). Une dette nette stable, ou une baisse des taux qui compense la croissance de l'encours, affaiblit le canal de l'expansion de l'encours (§ 3). Une charge d'intérêts stable et soutenable affaiblit la pression budgétaire (§ 4). Un découplage absolu, durable, mondial et couvrant plusieurs pressions physiques invaliderait le maillon écologique (§ 5). Un financement alternatif suffisant des activités essentielles pourrait rendre NEMO IMS superflu sans invalider le concept d'essentiel insolvable (§ 6). L'incapacité de NEMO IMS à améliorer la situation à coût, délai, risque et gouvernance comparables invaliderait son avantage revendiqué (§ 7, condition F10). La démonstration qu'un canal positif suffirait sans limitation des autres circuits invaliderait la conséquence retenue au § 7. Les mesures correspondantes relèvent de L1.C23 pour l'accumulation, de L1.C13 pour la dette publique, de L1.C03 pour le découplage, de L1.C31 et du protocole de falsification pour l'apport du dispositif, du Livre 2 et de l'arbitrage REGIME-NEGATIF pour le régime négatif ; aucune n'est faite dans ce chapitre.

Le chapitre n'a pas démontré qu'un autre régime d'émission serait souhaitable ni praticable. Il a établi une relation conditionnelle, dit pour chaque maillon s'il est sourcé, tenu d'un modèle, déduit ou supposé, et dit où chaque condition se mesure. Reste à examiner comment cette monnaie particulière façonne les comportements — ce qu'elle valorise, ce qu'elle dévalue, ce qu'elle décide de la valeur sans le dire. C'est l'objet du chapitre suivant, L1.C09.

Sources primaires

Chaque source porte l'édition sur laquelle elle a été lue et la date de sa vérification. Une source « ouverte » a été lue dans son texte, pas dans un résumé.

  1. [S1] M. McLeay, A. Radia, R. Thomas, « Money creation in the modern economy », Bank of England Quarterly Bulletin, 2014 Q1, p. 14-27 — p. 14 : « the majority of money in the modern economy is created by commercial banks making loans » ; « Whenever a bank makes a loan, it simultaneously creates a matching deposit in the borrower's bank account, thereby creating new money » ; « In normal times, the central bank does not fix the amount of money in circulation » ; « Monetary policy acts as the ultimate limit on money creation » — p. 15 : les banques centrales « implement monetary policy by setting the price of reserves — that is, interest rates », réserves « supplied on demand by the Bank of England » ; « Banks first decide how much to lend depending on the profitable lending opportunities available to them » — p. 16 : « Just as taking out a new loan creates money, the repayment of bank loans destroys money » — p. 17 : « Banks buying and selling government bonds is one particularly important way in which the purchase or sale of existing assets by banks creates and destroys money » ; « When banks purchase government bonds from the non-bank private sector they credit the sellers with bank deposits » ; « The ultimate constraint on money creation is monetary policy ». Compétence : écritures et mécanismes de la création et de la destruction de monnaie bancaire, rien au-delà. OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT : PDF acquis le 2026-09-07 depuis l'URL ci-dessous, texte lu le 2026-09-10 et le 2026-09-11 EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-07/je-x20/outputs/sources-NEMO-2026-09-07/BoE-Money-creation-2014.pdf, 14 pages, SHA-256 CFC4A6262631E7B5582A427AEC1215C1568F240C45D54696BB9A2093992B62B2. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-11
  2. [S2] F. Soddy, Wealth, Virtual Wealth and Debt: The Solution of the Economic Paradox, George Allen & Unwin, Londres, 1926 (préface datée de janvier 1926), chapitre IV « The Fallacies of Orthodox Economists », p. 70 — exemplaire numérisé : « new printing 1983 » de la même édition, item archive.org intitulé par erreur « 1925 » ; texte OCR lu (fichier _djvu.txt), folio 70 confirmé par l'index de pages de la numérisation. Compétence : formulation historique de l'écart entre lois mathématiques de la dette et lois physiques de la richesse ; aucune donnée. OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-10 EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-15/c13/S8-soddy-wealth-virtual-wealth-and-debt-archive.pdf, 324 pages, SHA-256 F37FFC9749A71D2F19490562F2ABC2CE629DD9043F788AA852152AE57E91E11D. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-10
  3. [S3] Institute of International Finance (IIF), Global Debt Monitor « Navigating the New Normal », 7 mai 2024, p. 1 et tableau 1 : encours mondial de 315 100 milliards de dollars au T1 2024 (ménages 59,1 ; entreprises non financières 94,1 ; États 91,4 ; secteur financier 70,4 ; en milliers de milliards), « 333% of GDP » — PDF lu le 2026-09-10, OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT. Actualisation par les textes publics de l'IIF lus le 2026-09-10 sur iif.com : édition du 25 février 2026, « a record $348 trillion » fin 2025 ; édition du 6 mai 2026, « nearly $353T » au T1 2026 avec un ratio de « 305% » ; page du 21 mai 2026, « over $350 trillion » au T1 2026. Les rapports 2026 complets sont réservés aux membres et n'ont pas été lus ; le ratio de 2026 n'est pas comparable à celui de 2024 sans vérification de méthode. Compétence : encours nominaux de dette agrégés dans le périmètre de l'IIF ; rien sur leurs causes, leurs effets, ni sur la part des revenus absorbée par leur service EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-10/audit-C08/iif-gdm-may2024.pdf, 6 pages, SHA-256 54BEEDD833851EC7EB70C48F36B8938617DE5197A4C5C8106C5D35E44C51F380. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-10
  4. [S4] Eurostat, Grèce — PIB en volumes chaînés 2010 (nama_10_gdp, B1GQ, CLV10_MEUR ; jeu mis à jour le 2026-09-08) : 2008 = 247 275,7 ; 2013 = 180 522,1 ; 2016 = 181 479,1 millions d'euros — et taux de chômage annuel des 15-74 ans (une_rt_a, PC_ACT, total ; jeu mis à jour le 2026-06-11 ; série disponible à partir de 2009 dans cette extraction) : 2013 = 27,8 %, maximum de la série. Extraits de l'API de diffusion (statistics/1.0/data/nama_10_gdp?geo=EL&na_item=B1GQ&unit=CLV10_MEUR et .../une_rt_a?geo=EL&age=Y15-74&unit=PC_ACT&sex=T), lus le 2026-09-10 — OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT. Compétence : niveaux du produit et du chômage ; aucune causalité EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire RÉACQUIS à l'adresse que l'entrée porte (https://ec.europa.eu/eurostat/api/dissemination/statistics/1.0/data/nama_10_gdp) et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-16/empreintes-completees/L1.C08-S4-eurostat-nama-10-gdp-grece.json, 4716 octets, SHA-256 7EA022EFEC24A50DEFFD91FD34F00C23C7088452777727D766338BDE2AB61A4C. LES VALEURS DE L'ENTRÉE SONT RECONTRÔLÉES SUR CETTE EXTRACTION ET ELLES CONCORDENT AU DIXIÈME : 2008 = 247 275,7 et 2013 = 180 522,1 millions d'euros. RÉSERVE : cette extraction ne porte QUE la série du produit intérieur brut ; la série du chômage que l'entrée nomme aussi, une_rt_a, n'y figure pas et reste sans empreinte. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-10
  5. [S6] T. Jackson, P. A. Victor, « Credit creation and the 'growth imperative'. A quasi-stationary economy with debt-based money », PASSAGE Working Paper 15/01, University of Surrey, 2015, ISSN 2056-6255, 31 p. — version de travail de l'étude publiée sous le titre « Does credit create a 'growth imperative'? A quasi-stationary economy with interest-bearing debt », Ecological Economics, 120, p. 32-48, 2015 ; la version publiée n'a pas été lue et n'est pas citée ici. p. 1 : « Contrary to claims in the literature, we find that neither credit creation nor the charging of interest on debt create a 'growth imperative' in and of themselves » ; p. 5 : « we assume balanced trade in this version of FALSTAFF » ; p. 7 : les profits bancaires « are distributed to household as dividends » ; p. 29 : « we found no evidence of a growth imperative arising from the existence of a debt-based money system per se » ; caveats, p. 29 : « we assumed a 'closed' economy, in which net trade was zero throughout. In addition, prices were excluded from the model » ; « Taxation is set so that government debt does not accumulate. Firms financing behaviour is determined in such a way as not to accumulate capital assets beyond those deemed necessary to satisfy expected demand » ; « there exists a number of other incentives towards growth within the architecture of the capitalist economy » ; p. 30 : « But this logic does not entail that interest-bearing money, in and of itself, creates a growth imperative ». Compétence : résultat d'existence dans un modèle stock-flux déterminé, sous ses hypothèses ; rien sur les économies réelles. OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-11 depuis le dépôt Open Research de l'Université de Surrey (fichier 13140396880002346, reproduction autorisée avec citation de la source) EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-11/audit-C08/jackson-victor-wp-surrey.pdf, 35 pages, SHA-256 C0D5DA276C26C7A7A2C003F10A519D7391E94BB8871CBA65AB2A72479A3531EF. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-11
  6. [S9] G. Rachiotis, D. Stuckler, M. McKee, C. Hadjichristodoulou, « What has happened to suicides during the Greek economic crisis? Findings from an ecological study of suicides and their determinants (2003-2012) », BMJ Open, 5, e007295, 2015 (PMC4386238) — résultats : « The mean suicide rate overall rose by 35% between 2010 and 2012, from 3.37 to 4.56/100 000 population » ; discussion : « It is never possible, with an observational study, to establish causality » ; conclusion : « a clear increase in suicides among persons of working age, coinciding with austerity measures ». C. C. Branas et al., « The impact of economic austerity and prosperity events on suicide in Greece: a 30-year interrupted time-series analysis », BMJ Open, 5, e005619, 2015 (PMC4316557) — « The passage of new austerity measures in June 2011 marked the beginning of significant, abrupt and sustained increases in total suicides (+35.7%, p<0.001) ». Textes intégraux lus le 2026-09-10 dans les versions Europe PMC (licence CC BY-NC 4.0, service REST europepmc fullTextXML) — OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT. Compétence : épidémiologie descriptive d'une concomitance ; les auteurs excluent eux-mêmes la causalité EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-10/audit-C08/PMC4386238.xml, 63708 octets, SHA-256 029B5C45779B7BDD6A447BAEBD49635E9DDA82374DA2108E1EF49BE1903932CB. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-10
  7. [S14] PNUE, Panel international des ressources, Global Resources Outlook 2024 — Bend the Trend. Pathways to a liveable planet as resource use spikes, 1er mars 2024, ISBN 978-92-807-4128-5 — messages clés, p. xiv : « There has so far been no evidence of widespread absolute decoupling at the global level » et « Through global trade, high-income countries displace environmental impacts to all other income country groups » ; p. 4 : « between 2015 (reference year of the 2019 edition) and 2023 there was no absolute decoupling of any environmental impact on the global scale, and all impacts increased in absolute terms with only a few temporary exceptions » ; p. 24, tableau 2.1 « Key indicators used in the assessment of material flows » : « MF Material Footprint [MF = DE + RTB] Primary materials associated with final demand independently of where they are sourced (domestically or abroad) » et « DMC Domestic Material Consumption [DMC = DE + PTB] Materials that are managed and processed in the domestic economy ». Compétence : pressions physiques mondiales et comptabilité des flux de matières ; rien sur la monnaie. OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT : PDF acquis le 2026-09-07 (dossier sources-NEMO), texte lu le 2026-09-11 EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-15/c02/S5-unep-gro2024-full-report.pdf, 181 pages, SHA-256 D068E5A9DF8BABBE6261DC574EAE3D2842F3C19F5DD61F565F26ADE677E0AFB7. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
    état de lecture : ouverte, vérifiée le 2026-09-11
  8. [S15] H. Haberl, D. Wiedenhofer, D. Virág, G. Kalt, B. Plank, P. Brockway et al., « A systematic review of the evidence on decoupling of GDP, resource use and GHG emissions, part II: synthesizing the insights », Environmental Research Letters, 15, 065003, 11 juin 2020 (CC BY 4.0) — p. 34 : « recent research suggests that states have so far refrained from strategies of sufficiency as these may contradict their claimed structural dependence on economic growth for the generation of tax revenue, employment and consumption-based political legitimacy » ; p. 30 : « although many articles conclude that absolute decoupling is empirically rarely found, the recommendations to a large extent stick to a green growth repertoire ». Compétence : synthèse de 835 articles sur le découplage et ses obstacles politiques ; la phrase citée rapporte des travaux tiers ; rien sur les mécanismes monétaires. Version publiée lue le 2026-09-11 (PDF acquis le 2026-09-07, dossier sources des livres 24 à 26) — OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT ; L17.C01 a ouvert le manuscrit accepté le 2026-09-08 EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire fourni par l'auteur et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-16/courses-c17-c30/fournis/haberl-2020-decoupling-review-part2-erl-fourni.pdf, 43 pages, SHA-256 4138DAA1EDAE5749C1FD92BCB0491FD135ED91182186597383A857AD7D8C889A ; c'est la partie II de la revue, « synthesizing the insights », Environmental Research Letters 15, 065003, et les 3 citations de l'entrée y sont toutes retrouvées. Ni le corps ni l'énoncé ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
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  9. [S16] France, Projet annuel de performances « Engagements financiers de l'État », annexe au projet de loi de finances pour 2026, budget général — p. 24 : « Pour 2026. Le besoin de financement est principalement constitué d'un déficit à financer de 124,4 Md€ et d'amortissements de titres à moyen/long terme qui devraient atteindre 175,8 Md€ » ; « Ce besoin de financement sera principalement couvert par un volume d'émissions de dette à moyen/long terme de 310,0 Md€ » ; p. 30 : « En 2026, la charge budgétaire de la dette (hors trésorerie) du programme 117 atteindrait, sous les hypothèses de financement, de taux et d'inflation présentées précédemment, 58,0 Md€, soit 7,2 Md€ de plus que la charge aujourd'hui prévue pour 2025 » ; p. 31 : « un effet volume de +4,1 Md€ (lié à l'augmentation de l'encours de la dette négociable) ». Compétence : tableau de financement et charge de la dette de l'État français, un exercice ; rien sur les autres États ni sur les effets économiques. PDF publié par l'Assemblée nationale, lu le 2026-09-11 — OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-11/audit-C08/pap-2026-engagements-financiers.pdf, 117 pages, SHA-256 2715898F5466CD9089DAD97D99B0AD0365A54EEA9B3BDB2CDFB3F3BB76314E34. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
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  10. [S17] Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026) sur le projet de loi de finances pour 2026, tome III, annexe 12 « Engagements financiers de l'État » — « Les crédits de la mission « Engagements financiers de l'État » représentent, pour 2026, le deuxième poste de dépenses du budget de l'État en crédits de paiement (CP) après la mission « Enseignement scolaire » » ; « Une charge de la dette qui devrait devenir à terme le premier poste de dépenses du budget de l'État » ; « la charge de la dette de l'État pourrait à terme, à politique budgétaire inchangée, atteindre la barre des 100 milliards d'euros ». Compétence : rang de la charge de la dette parmi les dépenses du budget de l'État français ; projection parlementaire, non un fait. Page HTML lue le 2026-09-11 — OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT EMPREINTE D'EXEMPLAIRE COMPLÉTÉE le 2026-09-16 : l'entrée déclarait la source ouverte sans nommer le condensé du fichier lu. Exemplaire retrouvé au Codex et IDENTIFIÉ SUR SON TITRE avant d'être retenu — 2026-09-11/audit-C08/senat-l25-139-312.html, 265392 octets, SHA-256 DAAF03364BFD092A0C68AD4197C11A158D28813D09DE4B1CFC129281C74990B7. Ni le corps ni l'énoncé de l'entrée ne changent : seule l'empreinte manquait. source en ligne
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  11. [S18] P. Victor, T. Jackson, « Pour une macroéconomie écologique », « les notes Veblen » de l'Institut Veblen (publications hors commerce), octobre 2012, 12 p., publié sous Creative Commons — communication préparée pour la conférence plénière annuelle de l'Institute for New Economic Thinking (Berlin, avril 2012), traduite de l'anglais par Valérie Denot ; note 2 : « Les deux sections suivantes sont légèrement adaptées de Jackson (2011) et Jackson (2009). » p. 2 : « Pour développer une macroéconomie écologique crédible, le principal défi à relever vient du besoin structurel de croissance économique, implicite dans les économies modernes. » ; « La stabilité économique repose sur une croissance économique perpétuelle alors que la viabilité écologique est déjà mise à mal par les niveaux d'activité économique. » ; « dès que cela n'est plus le cas, la hausse de productivité se traduira par une baisse de la demande de main-d'œuvre » ; « Le service de la dette dans une économie en déclin est au mieux problématique car le seul remboursement des intérêts occupe une proportion relativement grande du revenu national. » — p. 3 : « Pour résumer, les économies modernes sont inévitablement poussées vers toujours plus de croissance. » ; « Dans une économie de la croissance, celle-ci constitue un facteur structurel de la stabilité. » ; « résister à la croissance s'apparente à courir le risque d'un effondrement économique et social, la poursuivre sans fin c'est mettre en danger les écosystèmes dont nous dépendons pour notre survie à long terme. » ; sur le découplage : « Tout indique pourtant que cette hypothèse est loin d'être crédible. » — p. 6 : « une augmentation du taux d'intérêt sur ce type de dépôts constituera une incitation à extraire les ressources à un rythme accru afin de générer des profits élevés. L'inverse est vrai quand le taux d'intérêt diminue. » ; « Une macroéconomie qui reposerait sur une expansion continue d'un consumérisme matérialiste, stimulé par la dette, est écologiquement intenable. » — p. 10, question laissée ouverte : « La stabilité du système financier exige-t-elle une croissance de l'économie “réelle” ? ». Compétence : énoncé raisonné de la dépendance structurelle et du dilemme, adapté de Jackson 2009 ; aucune mesure ; chiffres de découplage de seconde main. OUVERTE SUR LE FICHIER FOURNI PAR L'AUTEUR le 2026-09-11 (copie sur son Drive), texte lisible lu en entier, SHA-256 2640ff9b1d201f084405b27a91df548026cdf4ffecad8aca18643e17eaeae459 ; OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-11 depuis l'URL ci-dessous, fichier d'empreinte identique source en ligne
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  12. [S19] É. Cottin-Euziol, Monnaie bancaire et dynamique d'une économie monétaire de production, thèse de doctorat en sciences économiques, Université de Limoges, LAPE, soutenue le 24 septembre 2013, dirigée par A. Sauviat, rapporteurs L.-P. Rochon et M. Seccareccia ; pagination imprimée = page PDF − 10. p. 92 : « Les salaires et les intérêts payés sur les crédits bancaires représentent à la fois un coût de production pour les entreprises et une source de revenus, ils n'entrent donc pas dans la détermination des profits globaux » ; p. 93 : « Ces remboursements constituent clairement une fuite hors du circuit puisque la monnaie correspondante est détruite et ne peut donc pas refluer vers les entreprises » ; p. 104 : « Le remboursement d'un crédit bancaire représente une dépense pour l'entreprise, mais ne génère pas de revenus dans l'économie, la monnaie correspondante étant détruite » ; p. 140 : « Des investissements toujours plus importants devront être émis pour permettre aux revenus générés par la production d'égaliser la valeur de la production » ; p. 186 : « Le paiement des intérêts représente un flux des entreprises vers les banques, qui dépenseront à leur tour cet argent, augmentant les recettes des entreprises. Cela ne modifie donc pas le principe du multiplicateur. Le remboursement du capital, au contraire, constitue une fuite hors du circuit économique » ; p. 195 : « Le principal résultat que nous obtenons est alors que le taux de croissance requis des investissements doit progressivement s'élever au cours d'une phase de croissance » ; p. 202 : « La manière dont la monnaie est créée et détruite apparaît alors avoir une influence décisive, et particulièrement déstabilisante, sur la dynamique des économies » ; p. 207 : « une monnaie que l'on pourrait qualifier de permanente, par opposition à la monnaie bancaire qui a une durée de vie temporaire, puisqu'elle est détruite au moment du remboursement du crédit qui lui a donné naissance » ; conclusion, p. 220-221 : « l'émission de crédits bancaires toujours plus importants, relativement à la valeur de la production, était nécessaire pour éviter qu'une crise ne se développe » ; « la probabilité d'occurrence d'une crise augmente dans nos modèles à mesure que la phase de croissance de l'économie considérée se prolonge » ; p. 221 : l'auteur appelle à « conduire des études empiriques afin de confirmer ou infirmer les résultats obtenus » ; p. 222 : la réforme « consisterait en la monétisation d'une partie des dépenses publiques », d'un montant « décidé à l'avance et peu susceptible de varier ». Compétence : résultats de deux modèles théoriques d'une économie monétaire de production ; aucune épreuve empirique. OUVERTE SUR LE FICHIER FOURNI PAR L'AUTEUR le 2026-09-11 (PDF intégral, 252 pages, couche de texte complète), chapitres 3 à 6 et conclusion lus, SHA-256 42876dcca806ed61c92cdb436a5804fdbe8820dc8ade316914482f28eaf25168 ; aucune URL publique vérifiée par le corpus
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  13. [S20] A. Sersiron, Monnaie et dette. Désencastrer la création monétaire du marché du crédit, thèse de doctorat en sciences économiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, soutenue le 3 février 2021, codirigée par J. Lallement et A. Orléan ; jury J. Couppey-Soubeyran, L. Desmedt (rapporteur), G. Giraud (président), J.-F. Ponsot (rapporteur) ; pagination imprimée = page PDF − 12. Résumé : l'endogénéité de la monnaie, « redéfinie comme encastrement de la création monétaire dans le marché du crédit, est au contraire une construction sociale contingente et instable » ; « toute création monétaire implique un alourdissement du fardeau de la dette, jusqu'à buter sur la contrainte de solvabilité des agents » ; « nous proposons à la suite de Fisher (100% Money) un régime d'émission exogène, brisant l'encastrement de l'institution monétaire dans le marché de la dette » — p. 5 : la thèse « ne passera pas par une modélisation mathématique » — p. 9-10 : « Le fardeau de la dette des agents s'alourdit progressivement, mais leur contrainte de solvabilité est sans cesse repoussée par une baisse continue des taux » ; « les taux nuls constituent par convention un plancher que les Banques centrales ne peuvent pas percer sans remettre en cause l'encastrement de la monnaie dans la dette » ; le helicopter money « permet d'enjamber la contrainte de solvabilité des agents en injectant l'argent dans l'économie sans contrepartie, en dehors de tout rapport d'endettement » — p. 28 : la contrainte « les pousse à ne pas s'endetter assez par rapport aux conditions de la stabilité macroéconomique » — p. 57 : « Les agents économiques doivent s'endetter toujours davantage pour permettre l'accroissement de la masse monétaire au fil de la croissance, or leur contrainte de solvabilité s'avère toujours plus difficile à surmonter au fil du temps. » — p. 98 : « La création monétaire par le crédit n'est donc pas selon nous une nécessité logique première, une nécessité fonctionnelle de toute économie monétaire de production, comme le pensent circuitistes et postkeynésiens (on y reviendra), mais un état de fait historique contingent. » — p. 296 : « Cette baisse continue des taux réels comme nominaux depuis les années 1980 nous semble la principale réponse à la contrainte de solvabilité qui sans cela aurait vraisemblablement limité la hausse de l'endettement nécessaire au maintien de la croissance. » — p. 305 : « la croissance repose sur une dégradation progressive de la solvabilité des agents, donc une érosion de la confiance » — p. 388 : « La création monétaire se ferait en dehors du marché et en dehors de tout rapport d'endettement. » — p. 405-406 : « Prenons le cas d'un investissement vert qui ne génère pas, ou peu, de recettes supplémentaires » ; « l'investissement ne peut alors se faire, sauf s'il est subventionné ». Compétence : lecture institutionnelle et historique, dans l'épistémologie de la Régulation ; aucune mesure. OUVERTE SUR LE FICHIER FOURNI PAR L'AUTEUR le 2026-09-11 (PDF intégral, 448 pages), résumé, introduction, chapitres I, III, VI à VIII lus, SHA-256 cad0d62353650e6e04fbc883234b0ef633491a25311e0faf4168a3db00b9e042 ; aucune URL publique vérifiée par le corpus
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  14. [S21] J. Deyris, From price stability to climate stabilization? The political economy of green central banking, thèse de doctorat en sciences économiques, Université Paris Nanterre, EconomiX, soutenue le 10 juillet 2023, dirigée par L. Scialom ; jury C. Couharde (présidente), L. Le Maux et J.-F. Ponsot (rapporteurs), J. Couppey-Soubeyran (examinatrice) ; rédigée en anglais ; chapitre II issu d'un article écrit avec M. Baer et E. Campiglio (Ecological Economics, 2021), chapitre III publié dans New Political Economy (2023) ; pagination imprimée = page PDF − 2. p. 36 : « even more attention should be paid to closing the tap of polluting financial flows » ; p. 39 : les politiques promotionnelles « all focus on the development of green financial flows (the phase-in), and never tackle the problem of curtailing dirty financial flows (the phase-out) » ; « the development of a green financial niche must not distract from the need to discourage carbon-based investments, whose termination is the only relevant criteria for climate stabilization » ; p. 40 : « The prudential approach is perfectly compatible with a continuation - or even with an acceleration - of carbon-intensive funding, as long as it is provided by institutions that are strong enough to bear the losses in the event of a transition shock. » ; p. 41, table I.1 : « Halt new funding of dirty assets as fast as possible » ; p. 63 : instruments « information-based », « incentive-based » et « direct controls on credit allocation (quantity-based) » ; p. 71 : « In Europe, informational instruments have been the only tools used by political and delegated authorities » ; p. 81 : « The de jure principle of not choosing leads to a de facto choice in favour of polluting activities. » ; p. 82, J. Weidmann cité : « Such decisions need strong democratic legitimacy and are a matter for governments and parliaments » ; p. 84 : ces politiques « are unlikely to either fully capture inherently uncertain climate-related risks or to push financial resources towards sustainable activities with the sufficient strength » ; p. 188 : « this neutrality is a myth (van 't Klooster & Fontan, 2020) » ; p. 195 : « current interventions are in fact credit policy without democratic control » ; p. 228-229 : « data and informational policies are a necessary tool, but a non-sufficient one » ; « the current misconception that promotional policies can focus solely on supporting the development of green activities must be challenged » ; « repressive promotional policies can and should be much stricter, for example by requiring that all new funding for fossil fuel extraction projects be financed without any leverage, by limiting their number or by banning certain types of project financing altogether » ; « What is needed is accelerated phase-out » ; « these repressive promotional interventions can only be effective if they are deployed as a coherent set, targeted at all types of financial actors to avoid regulatory arbitrage » ; p. 231 : « This choice can only be made democratically, and one cannot expect everything from central banks. ». Compétence : économie politique des banques centrales, climat et Europe ; principes et cas, aucune mesure d'efficacité ; le passage du carbone à l'ensemble des activités incompatibles avec les contraintes écologiques est une extension du corpus, non un énoncé de la thèse. OUVERTE SUR LE FICHIER FOURNI PAR L'AUTEUR le 2026-09-11 (PDF intégral, 297 pages), introduction, chapitres II et V et conclusions lus, SHA-256 ca17b1884ae59034df3dcb741ee40ef0972f88efa130506f91cc605078f355c7 ; OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-11 depuis l'URL ci-dessous, dépôt institutionnel de l'Université Paris Nanterre (thèse 2023PA100055), fichier d'empreinte identique à celui fourni par l'auteur ; notice publique de la Chaire Économie du Climat confirmant le titre et la soutenance en 2023 : https://www.chaireeconomieduclimat.org/en/thesis/financial-markets-in-the-era-of-stranded-assets-jerome-deyris/ source en ligne
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  15. [S22] A. B. Barrett, « Stability of zero-growth economics analysed with a Minskyan model », prépublication arXiv:1704.08161v3 [q-fin.EC], 7 novembre 2017, 23 p., University of Sussex — version de travail de l'article publié dans Ecological Economics, 146, p. 228-239, 2018 (DOI 10.1016/j.ecolecon.2017.10.014), version publiée non lue. p. 1 : « We confirm that, with or without growth, there can be both stable and unstable scenarios. To maintain stability, firms must not change their debt levels or target debt levels too quickly. » ; p. 2 : le modèle de Keen (1995) « is capable of producing both stable and unstable scenarios, depending on firms' behaviour in relation to debt » ; p. 4 : dynamique de la dette « designed to model 'normal times', and the onset of a crisis, but not the behaviour of the economy after crisis onset » ; p. 5 : variables dynamiques, part des salaires, taux d'emploi, dette et dette cible des entreprises ; p. 14 : « given a level of productivity growth, it is debt behaviour that determines the stability of the model economy » ; « Although the model is very simple » ; « We have held other variables constant, notably the interest rate, and (implicitly) prices » ; « in the many stable scenarios plotted, the profit share (defined as output minus wages minus interest) is positive, and thus firms are (at the aggregate macro level) able to keep up with interest payments to prevent an exponential growth of debt » ; p. 15 : « there is no mathematical reason to expect a demarcation in behaviour between scenarios in which the productivity growth parameter is zero and in which it takes a small positive value » ; « no stable zero growth scenario for the original Keen (1995) model, on which investment decisions are based purely on profit ». Compétence : résultat de stabilité dynamique dans un modèle minskyen simple, à taux d'intérêt et prix constants, consommation résiduelle ; rien sur les économies observées, et le chapitre ne généralise pas. OUVERT PAR TÉLÉCHARGEMENT DIRECT le 2026-09-11 depuis arXiv (SHA-256 5d365bbf1d8da7dc068a7d1a4acb1f20aa26f8d0231057b47fc4a1ff08129ccd) ; lus : résumé, introduction, modèle (section 2), discussion (section 4) source en ligne
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