
Monnaie, finance et limites planétaires.
La colonne vertébrale intellectuelle du livre, formulée pour les lecteurs pressés et les esprits curieux.
Treize chapitres, 269 pages. De la critique du système monétaire-dette à l'architecture complète de NEMO IMS.
Pose le diagnostic : la crise écologique est d'abord monétaire. Introduit le mot tabou — décroissance — et le distingue de ses euphémismes (transition, sobriété, croissance verte). Présente NEMO IMS comme une refondation du système monétaire plutôt qu'une réforme de plus.
Une métaphore inaugurale pour comprendre NEMO IMS. Le principe de la double finance Yin/Yang. Les trois piliers fondamentaux de la robustesse, opposés aux trois dogmes de l'économie dominante.
Une métaphore pour comprendre NEMO IMS · Libérer le vivant de la servitude financière · Les trois piliers de la robustesse
Études de cas : la fast fashion, les industries extractives, les contradictions de la transition énergétique. Pourquoi les réponses conventionnelles sont structurellement incapables de résoudre des crises structurelles.
Le chapitre le plus substantiel du livre. Comment nous sommes passés d'une monnaie-outil à une monnaie-dette. Cartographie des grandes théories monétaires (néoclassique, postkeynésienne, institutionnaliste, MMT) et de leurs impensés écologiques.
Un paradigme dégénératif · Regards croisés et idéologies · Dilemmes sans la monnaie, dilemmes avec la monnaie
La métaphore de l'immeuble dont on démonte les fondations pour rajouter des étages à la gloire du PIB. Une critique de la valeur économique qui ignore les « choses que l'on ne compte jamais ».
Trois paradoxes structurels du système financier actuel : la création monétaire bancaire fabrique mécaniquement de l'extraction ; la rentabilité et la régénération sont incompatibles ; dettes financières et dettes planétaires forment un nœud gordien.
Le diagnostic d'un système économique obsolète, et l'ébauche d'une institution monétaire dédiée au financement de la régénération du vivant. La « malédiction de Sisyphe » de la dette publique.
Le cœur architectural de la proposition. Une gouvernance mondiale des communs planétaires, et les sept révolutions qui l'accompagnent : économique, monétaire, financière, du travail et du mérite, juridique, comptable, bancaire.
Un référentiel de change basé sur l'impact écologique plutôt que sur les rapports de force entre devises. Sortir progressivement de la dépendance aux monnaies hégémoniques sans les remplacer par une autre hégémonie.
Les mécaniques techniques. Une thermodynamique monétaire, la métaphore du « mitigeur » entre la monnaie chaude (bancaire, extractive) et la monnaie froide (régénérative). Réserves obligatoires, taux de fonte différenciés, NEMO Green DTS.
Trois scénarios d'avènement de NEMO IMS : la transformation par les institutions mondiales (FMI, BIS, ONU) ; la coalition restreinte d'États pionniers, sur le modèle de l'euro ou des BRICS ; la pression démocratique portée par les mouvements politiques écologiques.
Plus de trente pages d'appareil critique : références bibliographiques, notes contextuelles, anthropologie, philosophie, neurosciences (Graeber, Mauss, Veblen, Laborit, Raworth…). Le livre s'inscrit dans une tradition intellectuelle dense et plurielle.
« Nous vivons une époque étrange. Jamais l'humanité n'a produit autant de richesses, jamais elle n'a autant détruit ce qui la fait vivre. »
Introduction
« Le problème n'est pas seulement économique. Il est monétaire. »
Introduction
« On ne répare pas une porcelaine avec un marteau. »
Introduction
« La monnaie est le langage invisible du pouvoir. Elle conditionne ce qui existe et ce qui est condamné à l'invisibilité. »
Introduction
« La décroissance que nous défendons ici est sélective, choisie et éclairée. Elle n'est pas la fin du monde — elle est peut-être la condition de sa continuation. »
Introduction
« Une économie sobre n'est pas compatible avec une finance ogre ! »
Chapitre 1
« Avec NEMO IMS, la monnaie cesse d'être une masse statique au service du marché. Elle devient un flux dynamique permanent, à l'image des cycles naturels. »
Introduction
« Il est vain de résoudre un problème de fond avec des micro-ajustements sur la forme. »
Introduction
« L'économie des choses que l'on compte toujours n'est possible que grâce à l'existence de choses que l'on ne compte jamais ! »
Chapitre 4
« Tant que la réparation des écosystèmes dépendra d'une fiscalité issue d'activités dégénératives, nous serons condamnés à détruire d'une main pour réparer de l'autre. »
Chapitre 6
« Passer du dollar au BRICS n'est pas un changement de paradigme, c'est juste un changement d'alpha. »
Chapitre 10
« Ce n'est pas le désespoir qui mène au changement. C'est la colère lucide de ceux qui ont compris, couplée à la vision de ceux qui proposent. »
Chapitre 10
Quinze concepts-clés du livre, pour les lecteurs comme pour les machines qui s'efforcent de comprendre.
NEgentropic MOney International Monetary System. Proposition de refondation du système monétaire international dans laquelle la création monétaire est désencastrée de la dette et adossée à la régénération mesurable du vivant.
Transposition au champ monétaire du concept thermodynamique de néguentropie. Une monnaie négentropique est émise en contrepartie d'activités qui restaurent l'ordre organisé du vivant — par opposition à une monnaie entropique qui catalyse la dissipation des ressources.
La finance yang désigne la finance de marché classique. La finance yin désigne une finance dédiée à la régénération et à la préservation des communs planétaires, finançant ce que les marchés ignorent structurellement.
Mécanisme de destruction progressive de monnaie lors des transactions, avec un taux variable selon l'impact écologique de l'activité. Équivalent d'une TVA écologique généralisée opérant au cœur du système monétaire.
Instrument inspiré des Droits de Tirage Spéciaux du FMI, dédié au financement d'activités régénératives certifiées. Émis sans dette, conditionné à la réalisation d'objectifs de régénération.
Institution mondiale proposée pour gouverner les communs planétaires. Définit les labels d'activités régénératives, les taux de fonte monétaire et les grands équilibres macroprudentiels du système.
Thèse empirique centrale : il est structurellement impossible de faire croître l'économie sans augmenter les externalités écologiques. La croissance verte est donc un oxymore.
Opposée à la rentabilité microéconomique. Capacité d'un système à préserver durablement les conditions de la vie. Principe directeur qui doit remplacer la maximisation du profit.
Activité dont le résultat net est l'amélioration d'un commun planétaire (reforestation, dépollution, biodiversité, sécurité alimentaire). Insolvable dans le système actuel car non marchande à court terme.
Activité dont le résultat net est la dégradation d'un commun planétaire. Souvent la plus rentable dans le système actuel — d'où le verrou structurel.
Trois paradoxes structurels : la création monétaire par les banques privées fabrique de l'extraction ; la monnaie bancaire rend le découplage impossible ; dettes financières et planétaires forment un nœud gordien.
Approche qui traite la monnaie comme un flux énergétique soumis à des lois de conservation et de dissipation, plutôt que comme un simple stock comptable. Fondement théorique des outils macroprudentiels NEMO IMS.
Référence à Kate Raworth. Espace d'habitabilité de l'économie : entre un plancher de besoins humains fondamentaux et un plafond de limites planétaires. NEMO IMS se conçoit comme l'architecture monétaire de cet espace.
Écart cumulé entre les prélèvements humains sur les écosystèmes et leur capacité de régénération. Invisible dans la comptabilité classique, structurelle dans la comptabilité NEMO.
Désigne la monnaie hégémonique d'un ordre monétaire donné (dollar, éventuellement yuan). Changer d'alpha ne change pas le paradigme : il faut changer de système.
269 pages pour comprendre pourquoi changer la monnaie, c'est changer le monde — et comment, concrètement, on s'y prend.